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277 morts

Fièvre jaune : alerte épidémique en Afrique équatoriale

L’Organisation mondiale de la santé s’inquiète de la situation épidémique en Angola, durement touché par la fièvre jaune, qui a déjà fait au moins 277 morts.

Fièvre jaune : alerte épidémique en Afrique équatoriale UNAMID/Flickr

  • Publié 09.05.2016 à 17h43
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L’Afrique est déjà sous surveillance pour la dengue et zika, mais c’est un autre virus bien connu qui préoccupe l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis le début de l’année. Une épidémie de fièvre jaune prend des proportions inquiétantes en Angola, et menace son voisin congolais, et l’Ouganda. D’après l’OMS, elle a déjà fait au moins 277 morts rien qu’en Angola.

La flambée du virus a été repérée en décembre de l’année dernière en Angola, et confirmée par l’Institut Pasteur le 20 janvier. Dans un décompte arrêté au 4 mai, l’OMS y signale plus de 2000 cas suspects. La majorité d’entre eux (70 %) a été recensée dans la province de la capitale, Luanda, mais le virus est présent sur presque tout le territoire, dans 13 des 18 provinces.

« Il est impératif d’agir de manière proactive pour endiguer cette épidémie de fièvre jaune », estiment le Dr Daniel Lucey et Lawrence Gostin de l’université Georgetown, spécialistes des problèmes de santé mondiale, qui publient un point de vue dans je journal JAMA. Ils y appellent l’OMS a activer la lutte tant qu’elle est encore possible, et à gérer les stocks de vaccins pour éviter une pénurie, qui pourrait être catastrophique pour la région.

Vacciner pour contenir l’épidémie

Les autorités sanitaires mondiales ont vite réagi : 6 millions de personnes ont déjà été vaccinées. Mais les transmissions continuent, et s’étendent aux pays voisins. Plus de 40 cas on déjà été signalés en République Démocratique du Congo (RDC), liés directement à l’épidémie angolaise, ce qui fait craindre un début de transmission locale en raison de la présence du vecteur de transmission, le moustique Aedes.
Près de deux millions de vaccins devraient arriver prochainement en RDC, et 700 000 supplémentaires ont été demandés à ICG, programme de l’OMS chargé de gérer et de distribuer les stocks.

De la même manière, 41 cas suspects inquiètent en Ouganda, mais aussi au Kenya, et des voyageurs auraient importé le virus jusqu’en Chine.

 

Le vaccin existe, mais la maladie tue encore

Chaque année, environ 130 000 cas de fièvre jaune sont recensés, provenant à 90 % d’Afrique équatoriale. Elle tue dans un cas sur trois. Cette maladie infectieuse se traduit par l’apparition d’une forte fièvre, de courbatures de nausées ou de vomissements, et une perte d’appétit. Au bout de 3 ou 4 jours, l’état des malades s’améliore. C’est la première phase de la maladie, dite aigüe. Mais 15 % des malades présenteront une seconde phase, plus toxique. Très vite, une jaunisse s’installe accompagnée de douleurs abdominales. Des saignements peuvent apparaître au niveau des yeux, du nez et de l’estomac. A ce stade de la maladie, la moitié des malades meurent dans les 10 à 14 jours.

Il n’y a pas de traitement spécifique, mais le vaccin existant est sûr, très efficace, abordable et ne nécessite qu’une injection. En 30 jours, il immunise à 99 %.

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