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QUESTION D'ACTU

Expression des gènes

Cholestérol : le manque de sommeil perturbe son contrôle

Dormir trop peu perturbe la façon dont le cholestérol est géré par l’organisme. Les dettes de sommeil font chuter le bon cholestérol et perturbent l’expression des gènes impliqués.

Cholestérol : le manque de sommeil perturbe son contrôle focuspocusltd/Pix5

  • Publié 24.04.2016 à 15h41
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Un Français sur trois souffre de troubles du sommeil. Quand les bras de Morphée se font désirer, les conséquences peuvent être lourdes pour la santé. Plusieurs travaux ont démontré l’impact délétère des nuits trop courtes sur le système immunitaire, l’obésité et même l’assimilation du glucose. Une équipe finlandaise apporte une nouvelle pierre à l’édifice dans Scientific Reports. Les difficultés à dormir provoquent des modifications au niveau des gènes impliqués dans le contrôle du cholestérol.

Des gènes moins actifs

Le manque de sommeil favorise les troubles cardiovasculaires. C’est un fait établi. Mais quelle en est la cause ? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre les chercheurs. Pour cela, ils ont suivi 2 700 personnes dans leur vie quotidienne. Ils ont également réalisé une étude en laboratoire avec 21 personnes.

Dans les deux groupes, l’impact du manque de sommeil se fait ressentir sur la manière dont le cholestérol est assimilé. Cela se manifeste au niveau des gènes qui participent à la régulation du taux de cholestérol dans le sang : ils sont moins actifs lorsque les nuits sont écourtées de manière récurrente.

Plus d’inflammation

Cette moindre activité génétique se traduit par une baisse du cholestérol HDL dans le sang. Un recul qui se manifeste dès une semaine de dette de sommeil. Il est souvent considéré comme le « bon » cholestérol, par opposition au LDL. Sa chute est donc à éviter. Elle pourrait, selon les chercheurs, expliquer le risque cardiovasculaire accru observé chez les insomniaques et autres personnes au sommeil troublé. Dans le groupe expérimental, le taux de LDL a également chuté.

« Ces facteurs contribuent au déclenchement de l’athérosclérose », souligne Vilma Aho, premier auteur de l’étude. En effet, les participants présentaient une combinaison de réactions inflammatoires et d’altérations du métabolisme du cholestérol. L’athérosclérose, qui est un dépôt de plaque dans les artères, peut ainsi provoquer des infarctus ou des thromboses.

La situation n’est guère améliorée par les autres effets du manque de sommeil, qui stimule notamment l’appétit et aide au développement d’une résistance à l’insuline.

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