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Chez les jeunes malades

Schizophrénie : les surprenants effets préventifs des oméga 3

Une équipe de chercheurs a montré qu'une supplémentation en oméga 3 permet de prévenir les troubles psychotiques chez des personnes à risque, et ce, durant au moins 7 ans. 

Schizophrénie : les surprenants effets préventifs des oméga 3 Jo Christian Oterhals - Flickr

  • Publié 13.08.2015 à 13h39
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Une supplémentation en oméga 3 permettrait de prévenir l’apparition de la schizophrénie chez les personnes à risque, révèle une étude publiée ce mardi dans Nature Communications.

Menée par des chercheurs australiens et autrichiens, l’étude repose sur la comparaison d’un groupe contrôle recevant un placebo et d’un groupe supplémenté en oméga 3 durant 12 semaines. Chacun de ces groupes était composé d’une quarantaine de participants âgés de 13 à 25 ans à haut risque de psychose.

Suivis pendant 7 ans

Les volontaires ont ensuite été suivis pendant 7 ans. Durant cette période, 40 % des jeunes ayant reçu un placebo ont développé une schizophrénie contre seulement 10 % pour le groupe supplémenté. Par ailleurs, les jeunes ayant reçu des acides gras essentiels ont eu très peu recours à un traitement antipsychotique, ne souffrent plus de symptômes de la maladie (hallucinations visuelles ou auditives par exemple) et travaillent à plein temps.

« Nous avons montré qu’une supplémentation d’oméga 3 pendant une courte période diminue les risques d’évolution vers des troubles psychotiques, mais également la morbidité psychiatrique », indiquent les chercheurs de l’université de médecine de Vienne (Autriche) et de l’université de Melbourne (Australie).

Une alternative aux médicaments

« Ces résultats suggèrent que les oméga 3 ont pu stopper le processus biologique menant aux troubles psychotiques », ajoutent les auteurs sans pouvoir expliquer le mécanisme d’action sous-jacent.

Toutefois, la supplémentation en oméga 3 semble offrir l’espoir d’une alternative aux traitements psychopharmacologiques comme intervention précoce chez les jeunes à haut risque, selon les chercheurs. Ils recommandent donc que ces derniers consomment une quantité importante d’aliments riches en oméga 3, comme les sardines, le saumon ou les noix. Un apport fondamental au bon développement et fonctionnement cérébral.

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