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Pollution : les particules fines secondaires sont nocives aussi

Une étude menée par des scientifiques suisses stipule que même sur des moteurs de modèle récent, les émanations de particules fines secondaires sont très néfastes pour la santé. 

Pollution : les particules fines secondaires sont nocives aussi /NEWSCOM/SIPA

  • Publié 29.06.2015 à 16h42
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Une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Berne en collaboration avec ceux de l’Institut Paul-Scherrer (un laboratoire de recherches pluridisciplinaires) stipule que les particules secondaires observées dans l’atmosphère sous forme de poussières fines seraient nocives pour la santé, et en particulier pour les poumons, l’un des premiers organes touchés lorsque la qualité de l’air est mauvaise. A la différence des particules primaires présentes dans l’air de manière naturelle, les particules secondaires, qui représentent 90 % de celles présentes dans l’atmosphère, sont dues à des réactions physico-chimiques à partir de polluants. Les voitures à essence sont donc ici directement incriminées.

Ces particules ne dépassent pas le millième de millimètre, mais, lorsqu’elles sont fortement présentes, elles sont capables de se déposer en grande partie sur les zones respiratoires. Si un système immunitaire en bonne santé peut facilement annihiler ces particules et éviter tous risques, les personnes plus fragiles peuvent être gravement touchées par ce phénomène. Selon la pneumologue Marianne Geiser, partie prenante de l’étude interviewée par l'ATS, les patients atteints d’asthme, de broncho-pneumopathie voire de fibrose kystique n’ont pas la défense nécessaire pour se protéger des particules, qui peuvent atteindre des parties sensibles. Il n’est pas rare que des tissus pulmonaires soient ainsi définitivement endommagés.


Les moteurs récents pas plus sécurisés

Cette nouvelle étude rapporte également un fait surprenant. Si plusieurs études montraient déjà que les anciens modèles de moteurs expulsaient bien plus de particules qu’il ne le faudrait, les scientifiques affirment que les nouveaux modèles ne sont pas sans risques non plus. Selon les précisions du site suisse 24 heures, les travaux sont portés sur un moteur conforme aux normes européennes de 2009. Malgré tout, les cellules en culture utlisées pour les expériences ont toutes présenté un taux de mortalité augmenté quand elles étaient mises en contact avec les émissions de fumée.

Ces découvertes sont assez inquiétantes, d’autant plus que selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), 3,7 millions de décès prématurés dus à la pollution ambiante sont survenus en 2012. De manière générale, ce phénomène touche les pays en développement ou à développement faible. Au mois de septembre dernier, Paris avait été recouvert d’un épais brouillard provoqué par une trop grande concentration de ces particules qui, toujours selon l’OMS, tuent plus que le sida et le paludisme.

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