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QUESTION D'ACTU

Anomalies, mortalité

Grossesse : surmortalité des foetus féminins

Autant de filles sont conçues que de garçons. Mais pendant la grossesse, des différences émergent. La mortalité des fœtus féminins est plus élevée que celles des fœtus masculins.

 Grossesse : surmortalité des foetus féminins THE SUN/SIPA

  • Publié 30.03.2015 à 21h00
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A la naissance, la France compte plus de garçons que de filles. Les scientifiques supposent depuis longtemps que ce déséquilibre existe dès la conception. Une équipe américaine vient de contredire cette idée largement répandue. Le rapport des sexes est équivalent au moment de la conception, expliquent-ils dans la revue de l’Académie américaine des Sciences, PNAS.

Les chercheurs ont analysé les différentes bases de données américaines disponibles sur la conception et la grossesse : fécondations in vitro pour établir le ratio de sexes à la conception, avortements induits, prélèvements des villosités chorioniques, amniocentèses, registres des décès fœtaux et accouchements normaux.

Lors de la conception, on dénombre autant d’embryons de sexe masculin que de sexe féminin. En revanche, les embryons "anormaux" sont plus souvent des garçons. « Le rapport des sexes parmi les embryons anormaux est biaisé en faveur des mâles, le rapport parmi les embryons normaux en faveur des femelles. Ces biais sont associés au statut normal/anormal des chromosomes sexuels et des chromosomes 15 et 17 », écrit l’équipe du Dr Steven Orzack, principal auteur de l’étude. Cela entraîne une surmortalité masculine au cours des deux premières semaines.

 

A partir de 10 semaines, en revanche, la mortalité féminine domine largement. Ce n’est « pas causé par des anomalies caryotypiques (anomalies des chromosomes, ndlr) telles que des monosomies ou des trisomies, car elles auraient probablement entraîné un décès plus précoce », soulignent les auteurs de l’étude.
Parmi les mécanismes possibles de ce déséquilibre figurent des retards dans le développement des chromosomes X paternels. Ce n’est qu’entre 28 et 35 semaines que la surmortalité féminine s’estompe. «  Ce sont des aperçus fondamentaux sur le développement humain précoce », concluent les chercheurs.

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