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Yeux secs : la sécheresse oculaire impose les larmes artificielles
Yeux secs : la sécheresse oculaire impose les larmes artificielles
Publié le 12.12.2018
Yeux secs : la sécheresse oculaire impose les larmes artificielles
©123RF-Alexander Raths

La sécheresse des yeux, ou « xérophtalmie », est fréquente et le plus souvent bénigne. L’âge et les médicaments en sont les causes principales mais il faut éliminer des maladies, comme le syndrome de Gougerot-Sjögren.

Yeux secs : QUE FAIRE ?

Que peut-on faire en cas de sécheresse des yeux ?

En cas de sécheresse oculaire, il faut commencer par éviter tout ce qui pourrait irriter l’œil ou accentuer l’évaporation des larmes :
• Il faut éviter la fumée de tabac et arrêter de fumer.
• Il faut éviter l’air conditionné.
• Il faut humidifier les pièces grâce à des humidificateurs, ou des plantes vertes, et il faut les aérer quotidiennement.
• Il faut protéger ses yeux du vent (port de lunettes).
• En cas de port de lentilles de contact : il faut respecter les conseils pour les entretenir et ne pas les porter en permanence.
• En cas de prise de médicaments, il faut consulter la notice et les effets indésirables signalés dessus puis parler d’un éventuel problème de sécheresse à son médecin traitant. En aucun cas, il ne faut arrêter son traitement sans son avis.
• Enfin, il est possible d’utiliser des « larmes artificielles » disponibles en pharmacie, pour humidifier ses yeux. Il faut préférer les doses uniques, sans conservateur, afin de réduire le risque d’infections oculaires et d’irritations. Il est possible de les utiliser aussi souvent que nécessaire, jusqu’à plusieurs fois par heure (demander conseil à son pharmacien).
Pour prévenir les infections, il vaut mieux se laver les mains avant de se toucher les yeux.
Si les troubles persistent et s’aggravent, il faut prendre rendez-vous avec un ophtalmologiste.

Quel est le traitement de la sécheresse des yeux ?

Le traitement de la sécheresse des yeux repose sur l’utilisation de produits remplaçant les larmes. Le médecin traitant peut prescrire des larmes artificielles ou des gels lacrymaux, en dose unique et sans agent de conservation, pour humidifier les yeux.
Ces produits ont des viscosités différentes. Plus le produit est visqueux, plus il a la capacité à retenir l’eau et donc à avoir le meilleur résultat. En revanche, lors de l’application d’un gel, sa texture est responsable d’un effet de flou passager, ce qui fait que le gel est plutôt utilisé le soir au coucher alors que les larmes artificielles sont utilisées dans la journée et à la demande. Il est important de s’assurer que ses yeux sont bien lubrifiés lors des situations au cours desquelles les larmes s'évaporent plus vite (altitude, air chaud, vélo, moto).
Pour améliorer la sécheresse oculaire, il est toujours utile d’agir sur l’environnement : éviction des climatiseurs et des ventilateurs et mise en place d’un humidificateur d’air. Il faut arrêter la consommation de tabac et éviter tout environnement enfumé.
Si des médicaments sont à l'origine de la sécheresse oculaire, l’ophtalmologiste, en coordination avec le médecin traitant, peut les remplacer par d’autres.
Dans les formes graves, il est possible de poser des bouchons permettant d’obstruer de façon transitoire ou permanente, les canaux lacrymaux à l’angle interne de chaque œil, ces canaux étant chargés d’évacuer les larmes dans les fosses nasales : ce sont les « clous méatiques ». L’amélioration des signes gênants est souvent importante, mais ces bouchons sont bien souvent expulsés assez vite.
Dans les cas les plus sévères, il est possible d’utiliser des lunettes à chambre humide ou à chambre close qui gardent l’œil dans une atmosphère humide.
Lorsque le syndrome de sécheresse oculaire est dû à une maladie générale, il pourra être atténué grâce au traitement de la maladie en cause. Dans les maladies auto-immunes où la sécheresse oculaire est dépendante d’un processus inflammatoire auto-immun local et agressif, il est possible que le médecin prescrive des collyres à la cyclosporine, une molécule immuno-modulatrice.
En cas de port de lentilles de contact, il est possible d’adapter le type de lentilles ou de les porter moins fréquemment, voire de ne plus les porter.

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