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QUESTION D'ACTU

Approches non-médicamenteuses

Méditer pour mieux dormir

La méditation en pleine conscience permet de réduire les troubles du sommeil, selon une étude publiée dans le JAMA.

Méditer pour mieux dormir SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 21.02.2015 à 08h06
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Une panne de sommeil ? Méditez. Réputé pour ses multiples vertus, cet exercice psychocorporel permettrait de renouer avec des nuits de repos réparateur et régulier, selon une étude publiée dans le JAMA, le journal de l’Association Américaine de Médecine.

Etat de pleine conscience
Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs de ces travaux ont réuni 49 participants souffrant de troubles modérés du sommeil. La moitié du groupe a suivi une programme de méditation de pleine conscience, ou « mindfulness », selon le terme originel. Cet état méditatif, auquel on accède avec un peu d’entraînement, se caractérise par l’acceptation du moment présent, sans jugement ni pensée négative. Les autres participants de l’étude ont, eux, assisté à une intervention pédagogique sur l’hygiène du sommeil.

Les chercheurs ont ensuite soumis les sujets au « Pittsburgh Sleep Quality Index » (PSQI), un questionnaire couramment utilisé dans l'évaluation des troubles du sommeil. Un score faible indique un sommeil de bonne qualité.

 



Une meilleure qualité de vie
Dans le groupe formé à la pratique de la méditation de pleine conscience, les progrès ont été importants, puisque le score moyen au PSQI des participants a chuté de 10,2 à 7,4. De son côté, le groupe témoin a terminé l'étude avec un score moyen de 9,1, après avoir lui aussi débuté à 10,2.

Le participants pratiquant la méditation mindfulness ont également démontré moins de signes de dépression, une diminution de la fatigue et une qualité de vie meilleure. En revanche, les chercheurs n'ont pas observé de différence entre les deux groupes en termes d'anxiété, de stress ou d'inflammation.

Des approches "nécessaires"
Les auteurs insistent sur l’intérêt de ce type d’approches non médicamenteuses et appellent à leur généralisation. « Des interventions non pharmacologiques qui sont à la fois évolutives et accessibles par le biais de la communauté sont nécessaires afin d'améliorer le sommeil troublé et d'éviter des niveaux pathologiques d'insomnie, commente ainsi Adam Spira, de l'école Bloomberg de la santé publique à l'Université de Johns Hopkins. Les chercheurs soulèvent notamment les risques liés à une consommation prolongée de somnifères.

Aujourd'hui de plus en plus d'hôpitaux français incluent yoga, méditation ou hypnose dans leurs programmes de soins.

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