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Etudes américaines

AVC : éviter le volant dans le mois qui suit

Reprendre le volant dans le mois qui suit un AVC est déconseillé. Selon deux petites études, les capacités des conducteurs sont durablement affectées par cet événement.

AVC : éviter le volant dans le mois qui suit American Heart Association

  • Publié 12.02.2015 à 18h46
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L’AVC perturbe durablement la conduite. C’est le résultat de deux petites études présentées au Congrès international de l’American Stroke Association, qui se tient du 11 au 13 février à Nashville (Tennessee, Etats-Unis). Elles ont comparé les performances au volant de victimes d’AVC et de patients sains, à l’aide de simulateurs de conduite.

 

« Actuellement, nous recommandons aux patients de ne pas conduire dans le mois suivant leur AVC », explique Megan Hird, qui a présenté l’une des études. « Mais de nombreux patients reprennent le volant avant cette période, et peu d’entre eux reçoivent des conseils de leur médecin immédiatement après l’AVC. » Pourtant, les séquelles de l’AVC ont un impact sur la capacité à conduire.

 

Des problèmes pour tourner à gauche

La première étude a comparé les performances au volant de 10 patients qui avait fait un AVC ischémique 7 jours plus tôt, et celles de 10 patients en bonne santé. Parmi les tâches réalisées, des bifurcations à gauche ou à droite dans différents environnements : une circulation fluide, une circulation dense, en suivant un bus. 

En circulation dense, les victimes d’AVC étaient deux fois plus à risque de commettre une erreur, et quatre fois plus à risque si elles suivaient un bus. Les chercheurs ont aussi noté plus de problèmes pour bifurquer à gauche.

 

Les erreurs de bifurcation à gauche sont visiblement une constante après un AVC, puisque le même résultat est ressorti de la seconde étude, menée à l’hôpital St. Michael de Toronto (Canada). Cette fois, 9 volontaires sains se sont confrontés à 9 victimes d’AVC hémorragique, traités trois mois plus tôt et pleinement autonomes.

L’AVC double aussi le risque de collision et triple le risque de ne pas rester sur sa voie. L’erreur la plus courante est un dépassement des limites de vitesse. En revanche, les bifurcations à droite étaient parfaitement réalisées.

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