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Dépistage du cancer : les Britanniques très favorables mais peu assidus

Les Britanniques soutiennent massivement le dépistage du cancer. 90 % se disent en faveur d’un dépistage en routine. Mais ils souffrent d’une mauvaise information sur le sujet.

Dépistage du cancer : les Britanniques très favorables mais peu assidus SERGE POUZET/SIPA

  • Publié 12.02.2015 à 10h55
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Le dépistage est plébiscité par les Britanniques mais beaucoup moins pratiqué. Selon un sondage paru dans le British Journal of Cancer, 9 personnes sur 10 se prononcent en faveur du dépistage de routine. Mais dans les faits, rappellent avec amusement les auteurs, nos voisins outre-Manche sont beaucoup moins assidus.

 

Un soutien massif

Pensez-vous qu’un dépistage du cancer en routine, chez des personnes en bonne santé, soit une bonne idée ? C’est une des questions posées par une équipe du University College de Londres (Royaume-Uni) à un panel de 1 900 personnes en âge de participer au dépistage organisé du sein, du col de l’utérus ou du côlon. Seuls 137 sondés ont affirmé leur opposition à un dépistage de routine.

 

Au-delà de ce soutien massif, par principe, les Britanniques continuent d’appuyer le dépistage même lorsqu’il peut induire un traitement inutile. La moitié d’entre eux souhaiterait être informé d’un cancer incurable… et ils sont encore plus nombreux (59 %) à penser que ne pas participer aux programmes de dépistage est irresponsable. Mieux encore : 72 % pensent que le système proposé par le gouvernement britannique est suffisant.

 

Source : British Journal of Cancer

 

Une mauvaise information

Si les Britanniques se montrent aussi optimistes, c’est aussi parce qu’ils voient de bons aspects au dépistage systématique. La moitié d’entre eux pensent que la découverte d’une tumeur sauve souvent des vies, 23 % qu’elle le permet à chaque fois.

Même ferveur du côté du traitement : 48 % pensent qu’un dépistage précoce signifie que le patient sera moins traité.

 

Source : British Journal of Cancer

 

Mais nos voisins d’outre-Manche sont aussi mal informés sur les risques d’un dépistage excessif. Ils sont 49 % à ignorer qu’un cancer peut évoluer lentement et rester bénin. Dans ces cas-là, le dépistage peut entraîner un sur-traitement, en plus de provoquer un choc lors de l’annonce du diagnostic. C’est particulièrement le cas dans le cancer du sein ou de la prostate. Informés de cette nuance, 45 % des sondés persistent à souhaiter un dépistage organisé.

 

Une participation insuffisante

« Il est bon que les gens soient enthousiastes au sujet du dépistage du cancer ; si les gens souhaitent être dépistés, nous devons réduire au maximum les obstacles », conclut le Dr Jo Waller, principal auteur de l'étude. « Il est crucial que les bénéfices et les risques des différents tests de dépistage soient clairement exposés, afin que les gens prennent une décision éclairée », prévient tout de même le Dr Julie Sharp, Directrice de l’information sanitaire à Cancer Research UK, qui a financé l’étude.

 

Dans la pratique, en revanche, les Britanniques se montrent moins assidus : ils ne sont que 58 % à participer au dépistage du cancer colorectal, 78 % au dépistage du cancer du col de l’utérus et 77 % au dépistage du cancer du sein. En France, les taux de participation sont encore plus bas : 3 Français sur 10 ne réalisent pas le test Hemoccult ou de mammographie, et 40 % des Françaises ne font pas de frottis assez régulièrement.

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