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QUESTION D'ACTU

Fièvre hémorragique virale

Ebola : comment la France se prépare en 4 points

Un premier cas du virus Ebola a été identifié au Nigeria. C’est le quatrième pays d’Afrique à être concerné par la maladie. La France, quant à elle, se prépare depuis des mois à la possible arrivée du virus.

Ebola : comment la France se prépare en 4 points Sunday Alamba/AP/SIPA

  • Publié 05.08.2014 à 12h27
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En Afrique, l’épidémie du virus Ebola continue. Fin juillet, un Libérien est décédé à Lagos (Nigeria), ainsi que son médecin quelques jours plus tard. Ces deux décès font du pays le quatrième d’Afrique de l’Ouest à être touché. Si la France reste confiante quant aux risques de propagation chez elle, elle n’en reste pas moins vigilante. Mesures préventives, contrôles dans les aéroports, recommandations aux habitants situés dans les zones à risque… La prévention est de mise. 

Contrôles dans les zones aériennes
Première zone à risque : les aéroports. Les voyageurs provenant des pays touchés (Guinée, Sierra Leone, Nigeria, Liberia) sont soumis à un questionnaire et une prise de température avant d’embarquer. Si un cas suspect est identifié, l’accès au vol lui sera refusé. Tous les professionnels à bord de l’avion ont été informés des mesures à prendre pour l’isolement d’un patient au cas où les premiers symptômes se déclareraient lors du vol (port de gants, de masque, toilettes privées, application du gel hydro alcoolique sur les mains, etc). 

Recommandations aux voyageurs

Ces voyageurs sont ensuite priés de surveiller leur température quotidiennement et de consulter un médecin s’ils présentent le moindre symptôme évoquant le virus. « Toute personne présentant, dans un délai de 21 jours après son retour d'une zone à risque, une fièvre supérieure ou égale à 38,5 °C doit être considérée comme un cas suspect et doit être signalée au Centre 15 (1) », indique le ministère des Affaires sociales et de la Santé. La période d’incubation de la maladie est de 2 à 8 jours. L'infection, elle, se traduit par de fortes fièvres, des maux de tête puis des éruptions cutanées et autres troubles tels que des hémorragies.

Concernant les habitants de l’Hexagone déjà sur place, des recommandations strictes leur ont été communiquées : éviter de consommer de la viande de brousse et se laver régulièrement les mains. Enfin, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, conseille vivement aux Français d’annuler ou d'éviter tout voyage en direction des pays touchés. 

Messages d’alerte aux hôpitaux

Dès avril 2014, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait lancé un message d’alerte à tous les hôpitaux en leur expliquant les procédures d’isolement des patients ainsi que les mesures sanitaires à prendre en cas de contamination. Ce dispositif, appelé Mars, visait aussi à installer du matériel et réorganiser les services de manière à être opérationnel immédiatement en cas d’hospitalisation. L'objectif est d'empêcher la propagation de ce virus très contagieux.

La France dispose également d' « hôpitaux de référence dans chaque région vers lesquels adresser le malade pour qu'il soit pris en charge au mieux, à la fois pour lui-même et pour éviter la contagion », a souligné Marisol Touraine, ministre de la Santé, la semaine dernière dans Le Parisien. L’hôpital Nord de Marseille a par exemple traité deux cas suspects du virus en deux mois, qui se sont avérés négatifs.

 

Un laboratoire haute sécurité à Lyon
« Un cas ne peut être confirmé que par une analyse biologique réalisée par l'un des deux laboratoires de référence dont un seul est utilisé actuellement », signale le ministère de la Santé. Il s'agit du laboratoire du Centre national de référence des Fièvres hémorragiques virales (FHV) basé à Lyon et rattaché à l'Institut Pasteur. C’est ce laboratoire qui a effectué le diagnostic des deux cas suspects de Marseille, mais aussi ceux des premiers cas africains.

Avec toutes ces mesures, la France semble prête à faire barrage au virus Ebola qui, selon le dernier rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a déjà fait 672 morts depuis février 2014.

 

(1) SAMU/Centre 15 : il s'agit d'une annexe du ministère de la Santé rattaché au SAMU. Il est chargé de vérifier et centraliser les informations relatives aux menaces sanitaires (terrorisme ou épidémie), de placer les SAMU limitrophes en alerte. Il accueille aussi les victimes et établit une cellule de crise.

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