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QUESTION D'ACTU

Etude sur le rat

Infarctus : greffer des cellules de muscles pour réparer le coeur

Injecter des cellules musculaires aide à réparer le muscle cardiaque après un infarctus. Le recours à des donneurs extérieurs et une protéine anti-inflammatoire donnent d’excellents résultats.

Infarctus : greffer des cellules de muscles pour réparer le coeur SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 19.07.2014 à 18h55
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Utiliser des cellules de muscles pour réparer le coeur après un infarctus. C’est ce que proposent des chercheurs, qui détaillent leur approche dans l’édition d’août de Cell Transplantation. Greffer des cellules d’un autre donneur enrichies en anti-inflammatoire fournit de bons résultats.

 

Une protéine anti-inflammatoire

Des cellules issues de muscles lisses ont été utilisées dans le cadre de cette étude. Les chercheurs ont sélectionné des rats qu’ils ont réparti en trois groupes. Les premiers ont reçu des cellules autologues non modifiées, c’est-à-dire qui provenaient de leur propre organisme. Les deuxièmes ont reçu des cellules allogènes - donc provenant d’un autre donneur - qui n’ont pas été modifiées. Le troisième groupe a reçu des cellules allogènes qui contenaient une protéine anti-inflammatoire, l’interleukine-10.

 

Au bout de trois semaines, l’état de santé des trois groupes a été analysé. Les cellules musculaires non modifiées provenant d’un autre donneur ont été rejetées par les souris du deuxième groupe. Dans les autres groupes, la greffe de cellules a fonctionné. Mais ce sont les cellules contenant l’interleukine-10 qui ont fournit les meilleurs résultats.

 

Moins de rejet, un coeur en meilleure santé

Grâce aux cellules modifiées, les cellules ont mieux survécu dans le coeur des souris. Le muscle cardiaque lui-même s’est amélioré notent les chercheurs : les ventricules, qui expulsent le sang hors du coeur, fonctionnaient mieux dans le troisième groupe. C’est aussi chez ces souris qu’on a observé une paroi du muscle cardiaque plus épaisse. Grâce à l’interleukine-10, les cellules greffées survivaient mieux et la réaction de rejet ne s’est pas produite. 

 

La technique possède aussi un autre intérêt : certains patients qui ont souffert d’un infarctus du myocarde sont trop fragiles sont gravement malades. Leur capacité à se régénérer est donc moins bonne. En utilisant les cellules de donneurs jeunes et en bonne santé, il est possible de remédier à cela. L’ajout de l’interleukine-10 résout le problème du rejet. « D’autres études seront nécessaires pour déterminer les effets à long terme des cellules transduites avec l’interleukine-10, évaluer la survie des cellules et la fonction cardiaque entre 6 mois et 1 an », concluent les chercheurs. Elles permettront aussi de savoir si une telle approche peut s’avérer utile sur des patients humains.

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