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QUESTION D'ACTU

Selon la FDA

AVC et infarctus : l'aspirine déconseillée en prévention primaire

Prescrire de l’aspirine en prévention d’un AVC ou d’un infarctus ne doit pas être systématique. Elle n’est utile qu’après un premier accident, pour prévenir le retour du caillot.

AVC et infarctus : l'aspirine déconseillée en prévention primaire RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA

  • Publié 07.05.2014 à 16h20
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L’aspirine contre l’AVC et la crise cardiaque, bonne pour tous ? « Cela dépend », répond ce 6 mai l’Agence américaine de sécurité des aliments et des médicaments (FDA). Elle a refusé la semaine dernière une évolution des notices d’utilisation. Le fabricant de l’Aspirine, Bayer, souhaitait y ajouter les bénéfices en prévention des crises cardiaques chez des patients en bonne santé.

 

A qui est-elle conseillée ?

« Depuis les années 1990, les données cliniques ont montré que, chez les patients qui ont souffert d’une crise cardiaque, d’un AVC ou d’une maladie cardiovasculaire, une faible dose quotidienne d’aspirine peut éviter leur retour », explique le Dr Robert Temple, directeur adjoint chargé des sciences cliniques à la FDA. Selon les critères de l’Agence, un comprimé de 325 mg suffit en prévention secondaire.

Tout le monde ne tire pas bénéfice d’une dose quotidienne d’aspirine, rappelle la FDA dans un point d’information. En l’absence de preuves cliniques consistantes, les patients qui n’ont subi ni AVC, ni infarctus du myocarde, doivent s’abstenir. Même recommandation pour les patients à risque : les inconvénients sont bien réels, contrairement aux bienfaits.

 

Pourquoi peut-elle être dangereuse ?

Si l’aspirine est si précieuse en prévention secondaire des AVC et infarctus, c’est grâce à ses propriétés anticoagulantes. En effet, ces accidents surviennent lorsqu’un caillot obstrue les vaisseaux sanguins. Le médicament permet de clarifier le sang, évitant le retour d’un caillot. Mais, à cause de ces mêmes vertus, l’aspirine peut être dangereuse chez un patient sain ; elle l’expose à un risque d’hémorragie interne.

D’ailleurs, même en prévention secondaire, les patients doivent rester attentifs à leur consommation de médicaments. L’aspirine, couplée avec d’autres anticoagulants, présente des risques, rappelle la FDA : « Il faut être attentif lorsque l’aspirine est prise en même temps que d’autres anticoagulants comme la warfarine, le dabigatran (Pradaxa), le rivaroxaban (Xarelto) et l’apixiban (Eliquis). » A ces patients, l’Agence recommande d’adapter les doses quotidiennes.

 

Comment fixe-t-on la dose nécessaire ?

La dose journalière d’aspirine est très importante : c’est non seulement la quantité de médicament, mais aussi la fréquence, qui permet d’éviter la reformation d’un caillot. C’est au médecin de déterminer si un tel traitement est nécessaire, et dans quelle proportion. En échangeant avec le patient, il évalue la dose qui offrira une protection optimale avec le moins d’effets secondaires.

« L’essentiel, c’est que pour des personnes qui ont subi un infarctus, un AVC ou des troubles cardiovasculaires, un traitement quotidien en aspirine vaut le coup. Si vous songez à adopter un traitement à base d’aspirine, vous devriez d’abord en parler à votre médecin, pour avoir une opinion raisonnée », conclut le Dr Temple.

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