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En région nantaise

Piqûres : les moustiques obéissent aux vents et marées

Lorsqu’on observe les pics de nuisance des moustiques à Nantes, les fortes marées combinées à des vents d’ouest dominants sont associés à davantage de piqûres.

Piqûres : les moustiques obéissent aux vents et marées Sally Finneran/AP/SIPA

  • Publié 08.07.2014 à 07h21
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Démangeaisons, brûlures et marques rouges… Par périodes, les moustiques semblent particulièrement virulents et nombreux. Dans les faits, certaines conditions favorisent l’éclosion des larves et la migration des moustiques, souligne une étude parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 8 juillet. A Nantes (Loire-Atlantique), les marées et l’orientation des vents sont à surveiller.

 

Des coefficients élevés

En août 2010, la région nantaise connaît un pic inhabituel de nuisances provoquées par les moustiques. Il s’agit de l’aedes caspius, une espèce qui pond dans les marais salés assachés et qui est très mobile. Intriguée par ce pic, la Cellule de l’Institut de Veille sanitaire (Invs) en Pays-de-la-Loire (Cire) a lancé une étude rétrospective. Des chercheurs ont étudié la fréquence des piqûres à Nantes entre 1995 et 2010, puis ont comparé ces données avec différents facteurs météorologiques. Sur la période, 7 pics de courte durée (2-4 jours) ont émergé en 1996, 1997, 2001, 2003, 2005, 2009, 2010. Ils se distinguent par « une saisonnalité marquée. »

 

Dans la région nantaise, les coefficients de marée sont associés positivement à davantage d’éclosions. Précipitations, températures élevées, force et origine du vent ne modifient pas leur nombre. En revanche, les pics de nuisances provoquées par des moustiques sont associés positivement à des vents d’ouest. Une forte marée est nécessaire, un coefficient de 108 étant le plus fortement associé. Mais elle ne doit pas être trop puissante, au-delà de 111,9 sans quoi elle « lessive » les œufs. Si un vent d’ouest domine à cette période, les nuisances sont plus fortes, signale l’étude.

 

Prévention en temps réel

Sur les trois dernières années, seuls deux pics ont été signalés, tous deux en 2013. Auparavant, aucune marée n’a dépassé un coefficient de 102. Sur les deux marées avec un coefficient de 108, celle du mois de juillet a été accompagnée d’un vent d’ouest dominant. On note alors « une augmentation significative des diagnostics de piqûres d’insectes » par SOS Médecins.

D’autres facteurs, qui n’ont pas été inclus, influencent la probabilité d’être piqué, signalent les auteurs : une température clémente en fin de journée, une soirée festive, le fait d’être jeune. Des détails précieux puisque la Cire envisage de faire de ces résultats un outil de prévention en temps réel. Il permettrait d’adapter les conseils de prévention selon la situation, notamment si un événement public a lieu : éviter de sortir en soirée, s'appliquer du spray anti-moustique ainsi que des moustiquaires.

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