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QUESTION D'ACTU

30 000 étudiants concernés

La formation des étudiants-infirmiers menacée

A Niort, Lyon, ou Chambéry, la colère des étudiants-infirmiers monte. La Fédération hospitalière privée menace de ne plus les accueillir. Une prise en otage, dénoncent-ils.

La formation des étudiants-infirmiers menacée Capture d'écran, site FNSEI

  • Publié 26.02.2014 à 19h29
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La nouvelle est tombée comme un couperet pour ces futurs infirmiers ! La Fédération Nationale des Étudiants en Soins Infirmiers (FNESI) s’est vue annoncer ce mercredi le maintien du boycott des étudiants en stage dans les établissements de la Fédération Hospitalière Privée (FHP). Cette menace désormais mise à exécution débutera au 1er mars.
Pour ces étudiants, la colère est grande. « La FHP a choisi d'adopter une politique bien éloignée des valeurs des professionnels de la santé, au détriment des patients », indique le communiqué de la FNESI.

Les étudiants au milieu d'un conflit entre la FHP et le ministère
Dans cette histoire, tout commence au début du mois de février, lorsque la FHP menace de suspendre les stages des étudiants infirmiers, « si le projet du gouvernement sur les tarifs est appliqué. » A ce titre, elle rappelait que les cliniques accueillent 32 000 stagiaires, « soit un tiers des élèves infirmiers. » 

Dans un communiqué, la FHP indiquait aussi que le secteur prévoit de suspendre son plan pour l'emploi. Une vraie menace pour le gouvernement car ce plan représente tout de même 3 000 emplois.
A l'origine de cette grogne, la FHP proteste contre plusieurs mesures sur les tarifs hospitaliers émanant du gouvernement. L'une d'elles « conduira à pénaliser les établissements de santé en faisant baisser leurs tarifs en fonction de leur volume d'activité et pénalisera les plus performants d'entre eux », s'élève la FHP.


30 000 étudiants sur le carreau
Et face à ces désaccords, Karina Durand, présidente de la FNESI, estime que les étudiants-infirmiers sont pris en otage. Contactée par pourquoidocteur, elle confie : « Dans cette guerre froide entre les hôpitaux privés et le ministère de la santé les étudiants se retrouvent utilisés comme moyen de pression. Or, ils n'ont pas à être au milieu de tout ça. Pour nous, cette  menace est extrêmement grave. Notre diplôme, c'est moitié stage, moitié théorie, vous imaginez devoir rattraper un stage de huit semaines pendant des vacances d'été ».
Et cette dernière de rajouter que ce  boycott risque aussi d'avoir un énorme impact sur l'obtention des diplômes « qui pourraient être reportés de juillet à novembre. »

Par ailleurs, les étudiants-infirmiers craignent également pour la qualité de leur formation. Si les étudiants sont réaffectés vers d'autres stages publics, Karina Durand redoute déjà qu'ils soient contraints d'effectuer leur formation « au sein de services surchargés », avec « un encadrement médiocre ».

Ecoutez Karina Durand, présidente de la FNESI : « La formation des étudiants de 1er, 2ème, 3ème année est en péril. La menace pèse sur 30 000 élèves-infirmiers. »


La prise en charge des patients menacée ?
Enfin, cette dernière confie aussi que la qualité des soins dans ces services pourrait être impactée, au détriment du patient. « La pédagogie et l'encadrement seront beaucoup plus difficiles dans ces services surchargés. Cela va obligatoirement être source d'erreurs pour les professionnels de santé. Avec un impact sur la prise en charge des patients et la qualité des soins. » 

Ecoutez Karina Durand : « Aujourd'hui, les infirmières travaillent déjà à flux tendu. Elles ont déjà parfois du mal à encadrer les étudiants ! »



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