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QUESTION D'ACTU

Gare aux méninges


  • Publié 11.04.2012 à 06h00
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Toutes les maladies font peur mais il en est une qui bénéficie d’une médiatisation plus importante que les autres, certainement parce qu’elle est brutale et souvent mortelle. Il s’agit de la méningite. La méningite, c’est l’inflammation des méninges, l’enveloppe qui recouvre notre cerveau et notre moelle épinière. Notre matière grise est certainement notre bien le plus précieux, puisque le mieux protégé par la nature. Il y a d’abord une protection osseuse : le crâne pour le cerveau et la colonne vertébrale pour la moelle épinière. Pour amortir les chocs, il y a ensuite le liquide céphalorachidien, qui, un peu comme un œuf dans un seau d’eau, évite par exemple lorsque l’on freine brutalement en voiture, à notre cerveau de se ratatiner contre notre os frontal. Pour envelopper le tout et protéger surtout contre les microbes, il y a une barrière composée de 3 couches : les méninges.
On comprend donc pourquoi, lorsque les méninges sont infectées, c’est tout notre système nerveux qui est en péril et que, dans la forme la plus grave, c’est la vie du malade qui est en jeu. Toutes les méningites ne sont heureusement pas graves. Tout dépend en fait du microbe qui atteint les méninges. Si c’est un virus, la maladie est désagréable mais rarement grave. C’est tout différent s’il s’agit d’une bactérie et en particulier le méningocoque. Avec le méningocoque un enfant, en quelques heures, peut tomber dans le plus profond des comas.
Toutefois, il faut savoir que l’on compte 800 à 900 méningites à méningocoque dans notre pays chaque année dont 10 % seront mortelles et qu’il existe un vaccin efficace. On peut aussi proposer un traitement antibiotique préventif – car il s’agit d’une bactérie donc théoriquement sensible à ces médicaments – qui empêchera au microbe de se développer si on suspecte une contamination. Celle-ci se fait pratiquement toujours par les postillons c’est pourquoi on recherche les personnes ayant été en présence d’un malade dans un endroit clos.

Si c’est le cas,  la prévention est simple : se faire connaître pour prendre des comprimés d’antibiotique toutes les 12 heures pendant 2 jours.

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