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QUESTION D'ACTU

L'amniocentèse avec précaution


  • Publié 10.04.2012 à 06h00
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Savoir si l’enfant que l’on porte est normal ou pas, a été depuis 1975 une des grandes victoires de la médecine. Le diagnostic prénatal a permis en effet de révéler des malformations au stade de l’embryon, malformations qui autrefois n’étaient découvertes qu’au moment de la naissance. Examen de sang de la mère et de l’enfant, échographie, amniocentèse sont parmi les plus pratiqués et permettent de rassurer père et mère. Des maladies comme la trisomie, la mucoviscidose, l’hypothyroïdie congénitale ont ainsi pu être dépistées avant la naissance. Loin devant les autres pays, la France détient d’ailleurs le record mondial du diagnostic prénatal : 70% des malformations seraient détectées avant la naissance contre 25% par exemple aux USA.

Parmi les examens proposés, l’échographie : 750 000 femmes en bénéficieraient chaque année. Mais par échographie, seules 15 à 20% des anomalies  de l’enfant seraient dépistées.

 Autre examen, l’amniocentèse. Et les spécialistes lancent un cri d’alarme : si cet examen est devenu aujourd’hui banal et donc trop largement prescrit, il n’en demeure pas moins à risque. A risque de fausse couche ou de naissance prématurée. 

Proposée systématiquement aux femmes de plus de 38 ans, dès la 10ème semaine,  l’amniocentèse concernerait en fait en France, une femme sur 5. Il consiste à faire pénétrer une aiguille dans ce qui va devenir le placenta et à prélever des cellules qui seront analysées. Or,  ce geste n’est pas anodin puisqu’ on sait qu’une femme sur 100  perdra son enfant du fait du caractère invasif de cet examen. Et force est de constater qu’il y a plus d’interruptions de grossesse à la suite d’une amniocentèse que de malformations dépistées. Autre risque : celui d’une naissance prématurée.  En d’autres termes on fait plus de mal que de bien, disent les spécialistes.

Il est donc temps de se poser la question de l’intérêt d’un tel examen : certes c’est sans doute aux médecins qu’incombe cette décision , des médecins de plus en plus enclins à se protéger vis-à-vis des  conséquences juridiques et à appliquer larga-manu le sacro-saint principe de précaution ; mais c’est aussi aux familles de mieux en mieux informées, de trancher sachant que dans l’éventualité d’un diagnostic positif, il faut avoir décidé avant l’examen ce que l’on  fera : interrompre ou pas la grossesse. 

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