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QUESTION D'ACTU

18 000 décès par an en France

Dépistage du cancer colorectal : 1er pas vers des tests plus performants

Alors que les spécialistes réclament la mise en place des tests immunologiques depuis des années, l’appel d’offres européen vient enfin d’être lancé. Ces tests devraient être disponibles fin 2014.  

Dépistage du cancer colorectal : 1er pas vers des tests plus performants RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA

  • Publié 28.01.2014 à 11h46
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Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, se félicite du lancement hier de l’appel d’offres européen pour des tests immunologiques, nécessaires au dépistage organisé du cancer colorectal. « Cette procédure permettra la mise à disposition en France de ces tests avant la fin de l’année, » précise ce mardi un communiqué du Ministère de la santé. Et il était temps, diront certainement certains gastroentérologues ! En effet, alors que le 15 janvier dernier encore, la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE) dénonçait un retard de 6 ans dans le dépistage du cancer colorectal dû à l’attente de l’arrivée en France des tests immunologiques, ces spécialistes devraient accueillir avec soulagement l’annonce du lancement de cet appel d’offres européen.

 Un test plus efficace et « mieux accepté »

Le cancer colorectal est la deuxième cause de mortalité par cancer en France, avec 18 000 décès annuels. Il touche chaque année 42 000 nouveaux patients, le plus souvent après 50 ans. Comme l’expliquait il y a quinze jours le Pr Jean-Christophe Saurin, hépato-gastro-entérologue à Pourquoidocteur, alors que la France a rapidement agi pour prévenir la maladie en mettant en place des programmes de dépistage organisé grâce au test Hemoccult, les autorités ont cependant tardé à le remplacer par un test plus simple, développé ensuite. En effet, le test Hemoccult recherche du sang dans les matières fécales. Pour s’y soumettre, il faut remettre 2 prélèvements de 3 selles différentes. Mais, le nouveau test immunologique qui existe aujourd’hui est plus simple (un seul prélèvement) et plus efficace : deux fois plus de cancer détectés (80%) et quatre fois plus de lésions précancéreuses. « Il serait mieux accepté et mieux réalisé par les personnes ciblées, » clamait la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie.

 

Un test qui pourrait sauver 2000 vies par an

Alors que le test immunologique fait l'unanimité dans les différentes institutions et chez les médecins : la Haute Autorité de Santé a recommandé son usage en 2008, l’Institut National du Cancer (INCa) en 2011 et l’ancienne secrétaire d’Etat, Nora Berra, l’avait inscrit pour être substitué au test Hemoccult en 2013. Selon la SNFGE, voilà six ans que la transition devrait être effectuée, et pourtant les choses n’avaient pas bougé. « Chaque mois qui passe, ce sont des dizaines de vie en plus qu’on peut sauver. Il faut rapidement passer à ce test, » martèlait le Pr Saurin. Le 15 janvier dernier, le Pr Laurent Beaugerie, président de la SNFGE, ne mâchait pas ses mots et dénonçait « un concours de lenteur entre l’Assurance Maladie et les cabinets successifs du ministère de la Santé. »

Ces gastro-entérologues qui demandaient donc récemment des garanties devraient être satisfaits par cette 1ème étape. « Ce premier pas vers une transition pour les tests immunologiques est une étape importante, à la veille de l’annonce du nouveau plan cancer par le président de la République. Les tests immunologiques permettront une meilleure prévention du cancer colorectal » conclut le communiqué du Ministère de la Santé.

 

 

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