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QUESTION D'ACTU

SMS, réglage de la radio, discussions…

10% du temps passé au volant n’est pas consacré à la conduite

On ne regarde pas toujours la route lorsqu’on conduit, révèle une étude. Mais la distraction au volant augmente fortement les risques d’accident chez les conducteurs novices.

10% du temps passé au volant n’est pas consacré à la conduite SERGE POUZET/SIPA

  • Publié 02.01.2014 à 12h12
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Manger, envoyer un SMS ou encore boire... Ces tâches simples deviennent dangereuses au volant car elles accaparent notre attention. Mais, selon une récente étude de Virginia Tech publiée ce 2 janvier dans le New England Journal of Medicine, nous passons 10% du temps de conduite sans regarder la route.

 

Boire quadruple le risque

Les nouvelles technologies augmentent les risques d’être distrait au volant. Les conducteurs novices sont particulièrement touchés par ce phénomène. Ils ont les plus nombreux à être impliqués dans un accident ou une quasi-collision alors qu’ils conduisaient en faisant autre chose. « Tout ce qui détourne les yeux du conducteur de la route est potentiellement dangereux, » rappelle le Dr Bruce Simons-Morton, co-auteur de l’étude.  « Mais notre étude montre que ces pratiques distrayantes sont particulièrement dangereuses pour les jeunes conducteurs, qui n’ont pas développé un jugement sûr derrière le volant. »

 

Le simple fait d’attraper un objet dans l’habitacle ou de composer un numéro de téléphone multiplie par huit le risque d’accident chez les novices. C’est deux fois plus que l’acte de manger ou d’envoyer un SMS. Une conduite sans distraction est vivement recommandée, quel que soit l’âge. Même les conducteurs expérimentés doublent le risque d’accident en répondant au téléphone. En revanche, des tâches secondaires comme boire, régler la radio ou fumer ne sont pas associées à un danger accru. Ces mauvaises habitudes sont répandues : 31% des Français envoient des SMS en conduisant, selon les chiffres de la Sécurité routière.

 

De bonnes habitudes très tôt

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont équipé 150 véhicules de caméras et de senseurs. Dès que les conducteurs démarraient, les appareils enregistraient chaque événement : accélération, freinage brutal, embardée, changement de voie… Après un accident ou une quasi-collision, les chercheurs ont passé en revue l’activité du conducteur. Parmi les activités les plus risquées, parler, composer un numéro de téléphone, chercher un objet, régler le chauffage ou la radio, mais aussi boire, manger, regarder à l’extérieur du véhicule et régler sa ceinture. Bien sûr, l’usage des nouvelles technologies est en tête du classement.

 

« Nos données vont dans le sens de la tendance actuelle, qui met en place des restrictions dans l’usage des téléphones dans le véhicule. Comme les nouvelles formes de technologie sont de plus en plus présentes dans les voitures, il est important que les conducteurs ne se sentent pas obligés de répondre à tout appel ou SMS, » souligne le Dr Simons-Morton. L’équipe recommande d’habituer les plus jeunes aux bonnes pratiques : ne jamais décrocher au volant, expliquer à ses enfants qu’il faut être immobilisé pour utiliser son téléphone. Car, si le fait de décrocher n’augmente pas le risque d’accident, celui de chercher son portable est très dangereux.

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