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QUESTION D'ACTU

Etude menée en Auvergne

Un tiers des césariennes programmées par confort

Selon une étude menée en Auvergne, 35 % des césariennes programmées étaient inappropriées. Parmi elles, 13 % étaient de convenance et 22 % programmées par choix interne du service.

Un tiers des césariennes programmées par confort SAURA PASCAL/SIPA

  • Publié 12.12.2013 à 18h29
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Et si les hôpitaux avaient un peu trop tendance à programmer les césariennes sans raison médicale ? C'est en tout cas ce que suggère une nouvelle étude menée en Auvergne selon laquelle de nombreuses césariennes programmées relèveraient plus du confort que de l'utilité médicale. Des résultats présentés ce jeudi lors des Journées du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF)

Plus d'1 tiers des césariennes programmées inappropriées
Cette étude relayée par l'Agence presse médicale (APM) a été réalisée sur les dossiers médicaux de femmes ayant eu une césarienne programmée dans l'une des 10 maternités du réseau de santé périnatale d'Auvergne, entre octobre 2011 et janvier 2012. Leur pertinence était évaluée au regard des recommandations nationales des Sociétés savantes élaborées entre 2000 et 2010. Elle a porté sur les âges gestationnels supérieurs ou égaux à 37 semaines d'aménorrhée, les femmes nullipares ou primipares, les grossesses simples ou gémellaires, avec au moins un foetus en position céphalique, et ayant abouti à la naissance d'un enfant vivant ou mort-né.
Résultat, sur 192 dossiers analysés, 34,9 % des césariennes étaient inappropriées. Ainsi, le taux de césarienne « de convenance » était de 13 % et le taux de césarienne programmée par choix interne au service était de 21,9 %. Et ces chiffres ne sont pas à prendre à la légère, car sur l'ensemble du réseau, le taux global de césarienne était de 20,5 % en 2011 et 18,5 % en 2012, soit près d'une césarienne sur cinq.

Les risques de la césarienne
Pourtant, une telle opération est loin d’être anodine. Comme l’indique la Haute Autorité de Santé (HAS), le risque de complications est plus élevé pour la mère lors d'une césarienne que lors d’un accouchement par voie basse. Avec ce type d'accouchement, les infections urinaires sont relativement courantes et bénignes, mais les femmes peuvent aussi être atteintes de phlébites après l’accouchement et de façon exceptionnelle, les organes voisins de la zone opératoire peuvent souffrir de lésions.

Enfin, sans considérer les complications, la césarienne reste une opération lourde. Toute la partie basse du corps est anesthésiée lors de l’opération. Pendant plusieurs heures, une sonde urinaire et une perfusion sont posées. Les douleurs liées à l’ouverture peuvent durer une journée, voire plus pour la cicatrice. Le séjour dans la maternité est également plus long. La HAS recommande donc aux femmes d’informer rapidement l’équipe médicale si elles souhaitent programmer une césarienne. Mais un médecin est libre de le refuser : la décision est conjointe. Dans ce cas, il est possible de se tourner vers un autre praticien.

Selon les derniers chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), en 2007, le taux de césarienne variait de 9 à 43% selon les hôpitaux. Un grand nombre de ces opérations aurait pu être évité, regrette la HAS.

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