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QUESTION D'ACTU

Panorama 2013 de l’OCDE

Médicaments génériques : les Français mauvais élèves

Les génériques représentent seulement un quart du marché des médicaments, contre 75 % en Allemagne ou au Royaume-Uni.

Médicaments génériques : les Français mauvais élèves MEIGNEUX/SIPA

  • Publié 21.11.2013 à 18h57
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Les médicaments génériques ont encore du chemin à faire avant de conquérir la France. Selon le Panorama de la Santé 2013 de l’Organisation pour la Coopération Economique et le Développement (OCDE), publié ce 21 novembre, ils représentent pourtant « une bonne occasion d’accroître l’efficience des dépenses thérapeutiques. »

 

12% du chiffre d'affaire des pharmaciens français

Les génériques ne représentent qu’un quart du marché pharmaceutique en France. C’est la même proportion qu’en Italie ou en Suisse. L’OCDE cite en exemple l’Allemagne (76 %) ou encore le Royaume-Uni (75 %), qui ont généralisé l’usage de ces substituts aux médicaments de marque. Les génériques coûtent moins cher que les produits de marque pour un résultat équivalent. Mais ils souffrent d’un manque de popularité. 

 

Ce n’est pourtant pas faute de pousser les professionnels et les patients à choisir cette solution. Les pharmacies ont la possibilité de remplacer les médicaments de marque par leurs génériques. En France, à la différence du Danemark, ce n’est pas obligatoire. Cette possibilité ne semble pas avoir fait d’émules : seul 12% du chiffre d’affaire des pharmacies provient des génériques. Et pourtant, les pharmaciens peuvent accroître leurs marges sur les produits moins chers comme les génériques.

 

Réticences des médecins

Peut-être le problème vient-il alors des patients, suggère le rapport de l’OCDE. Et pourtant en France, la Sécurité sociale a même choisi de les dissuader de refuser les génériques. Lorsqu’un patient demande un médicament de marque, il ne bénéficie pas du tiers-payant.  
Et en amont de la prescription, comment réagissent les médecins ? La majorité des pays, dont la France, les autorisent à utiliser la dénomination commune internationale (DCI) sur les prescriptions. Cela permet de ne pas citer de marque et de faciliter l’usage d’un générique. La Sécurité sociale les encourage d’ailleurs à le faire, en versant des primes à ceux qui prescrivent des génériques. Mais dans la pratique, seuls 12% des médecins ont tiré parti de cette possibilité. Les autres continuent de prescrire la marque… avec un effet boule de neige jusqu’à la pharmacie.

 

L’OCDE suggère une double solution. D’une part, il faudrait faire une meilleure promotion des médicaments génériques auprès de tous les publics concernés. D’autre part, il faut encourager la baisse des prix de ces produits. C’est très important dans la mesure où cela représenterait un moindre coût pour les systèmes de santé nationaux, les complémentaires santé et les patients, et encouragerait donc la substitution des marques par les génériques.

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