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QUESTION D'ACTU

Vesale 2013

Anévrisme : un dépistage pour sauver des vies

Une journée de dépistage gratuit de l'anévrisme de l'aorte abdominale est organisée ce jeudi.Cette pathologie tue autant que le cancer du sein et le cancer de la prostate.      

Anévrisme : un dépistage pour sauver des vies Opération Vesale 2013

  • Publié 21.11.2013 à 17h30
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Même si manger des fruits peut réduire le risque d'anévrisme de l'aorte abdominale (AAA), une autre solution existe, le dépistage. Ce geste préventif est très important car l’anévrisme de l’aorte abdominale tue autant que le cancer du sein chez la femme et le cancer de la prostate chez l’homme. Pour cette raison, la Société française de médecine vasculaire (SFMV) organise  ce jeudi l'opération de dépistage « Vesale 2013 » qui comme chaque année se déroule dans toute la France.

Une visite qui sauve des vies
L’anévrisme se définit par un élargissement de l’aorte, les bords ne sont plus parallèles et le diamètre est alors augmenté de plus de 50 %. La plupart des artères peuvent être le siège d’un anévrisme. Un anévrisme de l’aorte abdominale peut être associé à un anévrisme de l’aorte thoracique ou d’autres artères des membres inferieurs (iliaque, fémorale, poplitée). Et cette affection est loin d'être anodine, elle est même grave !

En effet, la complication majeure de l’anévrisme de l’aorte abdominale est liée à son risque de rupture le plus souvent mortel. L’autre complication possible est le risque d’embolie dans les artères de la jambe pouvant conduire à une gangrène et d’amputation des orteils. 
Face à ce risque important, le dépistage peut sauver des vies. Tout d'abord, parce que l’anévrisme ne se manifeste pas par un symptôme. Il est la plupart du temps silencieux avant qu’il ne se complique. Le dépistage permet donc de découvrir les petits anévrismes, qui bénéficieront de mesures médicales ralentissant leur évolution, et les gros anévrismes pour lesquels un traitement réparateur sera proposé. 

La prise en charge
En cas de découverte d'un petit anévrisme, un suivi échographique est nécessaire. Les anévrismes de l’aorte augmentent de taille lentement mais sûrement, d’où la nécessité de cette surveillance. Par exemple, si le diamètre de l’aorte est entre 45 et 50 mm, une échographie tous les 6 mois sera nécessaire.

Par ailleurs, en cas de découverte d'un gros anévrisme, supérieur ou égal à 50/55 mm de diamètre, le 
médecin généraliste confiera le patient à une équipe médico-chirurgicale  afin que le patient soit pris en charge dans les meilleures conditions pour traiter cet anévrisme : une chirurgie directe (remplacement prothétique de l’aorte anévrismale) ou la mise en place d’une endoprothèse aortique par voie fémorale peuvent être des solutions. La décision de privilégier l’une ou l’autre de ces techniques se prendra en fonction de plusieurs critères, notamment selon la morphologie des vaisseaux du patient.

Qui est concerné par ce dépistage
Le dépistage se déroule à l’aide d’un examen échographique, examen non invasif, simple, ne demandant aucune préparation ni injection. Le médecin va poser sur l'abdomen de la personne la sonde d’échographie afin de visualiser l’aorte et la mesurer. Cet examen indolore, et non irradiant, dure moins de 5 minutes.
Toutefois, ce dépistage ne concerne pas tout le monde. Il s'adresse à tous les hommes de plus de 60 ans. Dans cette tranche d'âge, il est recommandé chez les fumeurs, et conseillé chez les non-fumeurs. Il n’est, par contre, pas indiqué chez les sujets de plus de 75 ans qui ne présentent aucune altération de leur état général. 
Le dépistage est conseillé chez les femmes de 60 à 75 ans tabagiques ou hypertendues. Et celles de plus de 75 ans tabagiques en assez bonne santé apparente.
Enfin, les hommes et les femmes de plus de 50 ans ayant une histoire familiale d’anévrisme de l’aorte abdominale (parents ou collatéraux au 1er degré) sont eux aussi concernés. 

Pour mener à bien cette Opération Vesale 2013, ce sont les médecins vasculaires, membres de la SFMV, qui à titre bénévole ont dépistéce jeudi dans les mairies, les hôpitaux (CHU et CHG), et les cliniques associés. Aujourd’hui 75 centres sont déjà volontaires pour participer à cette campagne. 
En 2012, l’opération VESALE avait permis de dépister 6000 personnes dont 5000 étaient dans la cible d’âge. 2 % d’anévrismes avaient été dépistés. 

 



 

 

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