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Infection

L'OMS craint un risque de résurgence de la méningite A

Alors que la méningite A avait presque disparu en Afrique, la perturbation des campagnes de vaccination en 2020 et 2021 inquiète l’OMS quant à la possible résurgence de cette infection sur le continent. 

L'OMS craint un risque de résurgence de la méningite A Inside Creative House/iStock


  • Publié le 12.09.2022 à 11h30
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L'ESSENTIEL
  • En Afrique, les activités liées à la lutte contre la méningite A ont été divisées par deux en 2020 par rapport à l’année précédente.
  • En 2021, il y a eu une amélioration, mais elle est jugée trop faible par l’OMS.

50 millions. C'est le nombre d’enfants qui n’ont pas pu être vaccinés contre la méningite A en Afrique à cause de la Covid-19. La raison : les campagnes de vaccination des années 2020 et 2021 ont été totalement bouleversées par l’épidémie de coronavirus, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Pourtant, avant cela, cette maladie avait quasiment disparu du continent. 

Avoir vaincu la méningite de groupe A, c’est l’une des plus grandes victoires médicales en Afrique, explique Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale Afrique de l'OMS. Aucun cas n’a été détecté sur le continent, ces cinq dernières années. Mais alors que la pandémie de Covid-19 a retardé la vaccination de plus de 50 millions d'enfants, il y a un grand risque que ces avancées soient perdues”.

La méningite A plus répandue en Afrique

L’instance de santé mondiale appelle donc les États concernés à reprendre leurs campagnes de vaccination et autres mesures de prévention contre la méningite A, comme le dépistage ou la surveillance des foyers infectieux. 

Pour rappel, la méningite est une inflammation des membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Historiquement, la méningite A était la plus forte épidémie de méningite en Afrique. En effet, elle représentait 90 % des cas et des décès avant 2010. Mais, depuis 2017, aucun nouveau cas n'a été signalé sur le continent.

La présence de la méningite en France

En France, depuis un peu plus d’un an, on constate une augmentation des cas d’un autre type de méningite, celle due à la bactérie appelée "méningocoque du groupe B". "La forme B du méningocoque n’est pas réputée comme responsable d’épidémie, comme la A ou la C, explique Jean-Paul Stahl, professeur d’infectiologie à Grenoble. Mais elle tue ! Elle provoque environ 15 % de décès, parfois en quelques heures. Il faut la prendre très au sérieux”.

Ainsi, cette année, les 16-24 ans et les enfants de 0 à 2 ans de 205 communes de Savoie, d'Isère, de l’Ain et du Rhône, soit les zones où le nombre d’infections à méningocoque B est en forte augmentation, ont été invités à se faire vacciner contre la méningite. 

500 cas chaque année

En France, les types de méningocoques les plus fréquents sont les méningocoques de groupe B, C, W et Y selon le ministère de la Santé. Santé Publique France estime qu’il y aurait 500 cas d'infections invasives à méningocoques par an, dont 50 à 60 décès. Les plus touchés sont les nourrissons, les jeunes enfants et les jeunes adultes de moins de 24 ans.

Ainsi, le vaccin méningococcique C est désormais obligatoire pour tous les nourrissons nés depuis le 1er janvier 2018, avec une première injection à l’âge de 5 mois et une deuxième dose à l’âge de 12 mois. De plus, depuis avril 2022, il est aussi recommandé de vacciner tous les nourrissons entre 2 mois et 2 ans contre les infections invasives à méningocoque B. 

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