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Commérages : ils sont aussi néfastes pour la santé mentale des colporteurs !

Les ragots peuvent avoir un impact négatif sur la psychologie des personnes qui en sont victimes, mais ils auraient également des effets néfastes sur la santé mentale et l’estime de soi de celles qui les colportent. Explications. 

Commérages : ils sont aussi néfastes pour la santé mentale des colporteurs ! shironosov/iStock


  • Publié le 07.09.2022 à 13h49
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L'ESSENTIEL
  • Il y a trois catégories de ragots : positifs, négatifs et neutres.
  • Selon une étude publiée en 2019 par la revue Social Psychology and Personality Science, chaque personne passe en moyenne 52 minutes par jour à parler de ragots.

Ils commencent dès le plus jeune âge, dans la cour de récréation, et se poursuivent bien souvent une fois adulte, entre collègues de travail, parfois même entre amis ou en famille : les ragots. Selon le Larousse, ceux-ci peuvent être définis comme des “commérages malveillants et sans fondement”. En somme, dire du mal d’une ou de plusieurs personnes quand elles ne sont pas présentes. 

Une pratique sociale fréquente

Cette pratique sociale fréquente serait en réalité très néfaste pour la santé mentale de ceux qui en sont victimes bien sûr, mais aussi pour celle des personnes qui colportent ces commérages. Dans une étude publiée dans la revue Current Psychology, les chercheurs ont voulu comprendre l’impact des commérages sur l’estime de soi des personnes pour qui cette pratique était régulière. Autrement dit, celles qui rapportaient les ragots. 

Baisse de l’estime de soi

Pour cela, 1.140 participants ont dû écrire une description positive ou négative d'une personne cible. Ainsi, les scientifiques ont découvert que l’estime personnelle de ceux qui avaient fait une description négative était fortement abaissée après avoir écrit. En revanche, aucun changement pour ceux qui avaient écrit du bien de quelqu’un. 

Dans une deuxième étude, dont les résultats ont été rapportés dans la même publication, 112 participants ont dû partager des informations sur quelqu'un qu'ils connaissaient. Résultat : il y avait une baisse de l’estime de soi, quelle que soit la nature  - positive ou négative - des propos rapportés sur cette personne. Ainsi, les chercheurs en ont déduit que le simple fait de parler de quelqu’un d’autre sans sa présence, donc de faire du commérage, serait néfaste pour soi-même.

Ne pas répondre

Que faire pour éviter les ragots ? Tout d’abord, il faut essayer de ne pas participer à ce genre de discussion. Vous pouvez repérer les personnes qui s’adonnent le plus souvent à ces pratiques et ne pas les côtoyer. 

Mais si vous êtes pris dans une conversion de ce type, plusieurs solutions s'offrent à vous : dire que cela ne vous intéresse pas, lui demander d’où viennent ces informations pour lui montrer que ce n’est pas forcément fiable et la pousser à se remettre en question, ou simplement ne pas répondre. Cette dernière option montrera que vous n’êtes pas intéressé et, sans réponse, la commère arrêtera certainement au bout de quelques minutes. 

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