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Etude

Les femmes sont plus susceptibles de faire une fausse couche l’été

Selon une étude, les femmes enceintes sont plus susceptibles de faire une fausse couche l’été.

Les femmes sont plus susceptibles de faire une fausse couche l’été AntonioGuillem / istock.


  • Publié le 03.07.2022 à 18h00
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L'ESSENTIEL
  • La fausse couche est une interruption spontanée de grossesse qui survient au cours des 5 premiers mois.
  • Elle se manifeste par des saignements vaginaux accompagnés de douleurs dans la partie basse du ventre.
  • Ces symptômes doivent conduire à consulter un médecin.

Selon une nouvelle étude, le risque de faire une fausse-couche est plus élevé pendant l’été.

Fin du mois d'août

Les scientifiques, publiés dans Epidemiology, justifient leurs démarches comme suit : "jusqu'à 30 % des grossesses se terminent par une fausse couche, mais peu de facteurs de risque ont été identifiés à ce jour". Pour pallier ce manque de données, ils ont constitué une cohorte de 12 197 femmes recrutées entre 2013 et 2020, dont 6104 ont déclaré être tombées enceintes dans les 12 mois suivant leur inscription à la recherche.

Près de 20 % de ces femmes ont vécu un arrêt naturel de grossesse. "Ce risque était le plus élevé à la fin du mois d'août", ont constaté les chercheurs. "Ce schéma saisonnier était évident presque exclusivement pour les fausses couches précoces, c’est-à-dire survenant à moins de 8 semaines depuis la date des dernières règles, et les associations étaient plus fortes chez les femmes vivant dans le Sud et le Midwest des États-Unis", poursuivent-ils. Pourquoi ? Les chercheurs pensent que l'environnement et/ou les modes de vie propres à l'été peuvent être en cause, dans donner plus de détails.

Epreuve

Chaque année, 200.000 Françaises vivent un arrêt naturel de grossesse, parfois comme une épreuve. "J’avais le sentiment d'avoir été trahie par mon propre corps, car il ne m’a pas fait savoir que la grossesse s’était arrêtée. Je n’ai ni saigné, ni eu mal. Tout indiquait que j’étais enceinte et que la gestation se déroulait bien. À cette période, j’ai eu l’impression que mon corps me plantait un couteau dans le dos", nous expliquait il y a peu Mathilde Lemiesle, membre du collectif "Fausse couche, vrai vécu" et auteure de la bande dessinée "Mes presques riens".

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