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QUESTION D'ACTU

Oncologie

Cancer : la vitamine E favoriserait la réponse aux immunothérapies

Prendre de la vitamine E pourrait améliorer l’efficacité des traitements d’immunothérapie chez les patients atteints de cancers. Explications. 

Cancer : la vitamine E favoriserait la réponse aux immunothérapies piotr_malczyk/istock


  • Publié le 17.04.2022 à 14h00
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L'ESSENTIEL
  • Les vertus antioxydantes ne sont reconnues que si les produits contiennent au moins 1,8 milligramme de vitamine E pour 100 grammes, 100 millilitres ou par emballage si le produit ne contient qu’une portion.
  • La carence en vitamines E se manifeste par des douleurs et des sensations de brûlure dans les pieds et les mains mais elle est très rare et n’apparaît qu’au bout de plusieurs années d’absence d’apport.

Huile de tournesol, épinards, avocat, choux, fruits à coque… Et encore bien d’autres aliments qui contiennent de la vitamine E ! Cette dernière connue pour ses vertus antioxydantes, c’est-à-dire qu’elle contribue à la protection de nos cellules. Mais selon une récente étude publiée dans la revue Cancer Discovery, elle aurait un autre bienfait : améliorer l’efficacité des traitements d’immunothérapie chez les patients souffrant de cancers. Pour rappel, l’immunothérapie est un traitement qui renforce et stimule le système immunitaire du malade pour lutter contre sa pathologie. 

La vitamine E stimule l’activité des cellules immunitaires

Lors de leurs travaux, les chercheurs ont donc découvert que la vitamine E stimulait l’activité des cellules dendritiques, c’est-à-dire des cellules immunitaires qui sont impliquées dans le déclenchement des réponses immunitaires de l’organisme. C’est ce phénomène qui améliorerait l’efficacité de l’immunothérapie. 

Pour parvenir à leurs résultats, les scientifiques ont analysé les données de santé de patients qui étaient sous immunothérapie pour soigner un mélanome, une tumeur au niveau de la peau. Ils ont découvert que les personnes qui prenaient de la vitamine E avaient un meilleur taux de survie que celles qui n’en prenaient pas. Ils ont ensuite mené d’autres expériences et observé les mêmes résultats avec les cancers du sein, du côlon et du rein… Mais uniquement pour l’immunothérapie, jamais pour la chimiothérapie.

Les cellules T et les cellules cancéreuses

Dans notre système immunitaire, il existe plusieurs cellules, dont celles appelées T qui aident notre organisme à combattre les infections et à détruire les cellules anormales, y compris celles qui sont cancéreuses. En temps normal, notre système immunitaire les empêche de s’attaquer aux cellules normales en utilisant des protéines appelées points de contrôle. Autrement dit, ces protéines points de contrôle canalisent l’action des cellules T. 

Mais certaines cellules cancéreuses peuvent envoyer des signaux qui embrouillent les cellules T et les empêchent de fonctionner. In fine, cela permet au cancer de proliférer plus facilement dans l’organisme. Ainsi, pour traiter certains cancers, des inhibiteurs du point de contrôle immunitaire sont utilisés. Il s’agit d’anticorps qui bloquent certaines protéines spécifiques des points de contrôle et permettent ainsi aux cellules immunitaires d’attaquer et de détruire les cellules cancéreuses. 

Le rôle de SHP1

"Cette étude améliore notre compréhension des facteurs qui peuvent augmenter l’efficacité de l’immunothérapie. Nous avons démontré que la vitamine E peut renforcer l’action des cellules dendritiques en inhibant la protéine de point de contrôle SHP1",a expliqué Dihua Yu, l’un des auteurs de l’étude. En effet, les scientifiques viennent de découvrir que la vitamine E bloquait justement l'activité d’une protéine de point de contrôle appelée "SHP1" dans les cellules dendritiques, ce qui améliore l’efficacité des cellules immunitaires T des patients. 

"SHP1 pourrait ainsi être une cible thérapeutique intéressante pour renforcer l’action des cellules dendritiques et améliorer l’efficacité de l'immunothérapie. Nos travaux fournissent d’importantes informations sur l'interaction entre la vitamine E et le SHP1 qui nous aideront à développer des inhibiteurs spécifiques à SHP1", a assuré Xiangliang Yuan, l’un des auteurs. Une stratégie thérapeutique intéressante sur laquelle les scientifiques comptent travailler lors de prochaines recherches.

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