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QUESTION D'ACTU

Réforme des retraites

Les médecins hospitaliers privés de compte pénibilité

En plein débat à l'Assemblée nationale, la réforme des retraites prévoit un compte pénibilité pour les salariés du privé. Exclus du dispositif, les hospitaliers mettent la pression sur Marisol Touraine.  

Les médecins hospitaliers privés de compte pénibilité POUZET/SIPA

  • Publié 10.10.2013 à 16h26
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« La non reconnaissance de la pénibilité rompt le pacte de confiance ». C'est le titre pour le moins évocateur du dernier communiqué du syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (SNPHAR-E) publié mardi. En plein débat à l'Assemblée nationale sur la réforme des retraites, ces médecins hospitaliers réagissent aux dernières déclarations de Marisol Touraine. La ministre de la Santé a réaffirmé qu'elle réservait l'accès au compte pénibilité aux seuls salariés du privé. Et un dernier sous-entendu de la ministre a mis le feu aux poudres. « Seule une négociation spécifique pour les personnels de la Fonction Publique Hospitalière semble envisagée », indique le syndicat. La provocation de trop, selon eux...

Les hospitaliers se sentent méprisés par le Gouvernement
Annoncé par le Gouvernement lors de la présentation de sa réforme des retraites, ce compte permettrait aux salariés exposés à des facteurs de pénibilité (travail de nuit, horaires postés, agents chimiques dangereux...) d'accumuler des points dans un « compte-épargne pénibilité ». En fin de carrière, ces points leur ouvriront droit à différentes portes de sortie : une formation pour changer de métier, un temps partiel rémunéré à temps plein ou un rachat de trimestres pour partir plus tôt en retraite. Cette mesure sera effective dès 2015, selon le Gouvernement.
Mais, une nouvelle fois, le SNPHAR-E rappelle l'injustice de l'exclusion des hospitaliers de ce dispositif, lesquels sont pourtant des agents contractuels de l'état ne relevant ni du droit privé ni de la Fonction Publique.
Pour le syndicat, il s'agit d'un « message de mépris adressé aux milliers de professionnels de santé qui assurent la permanence des soins la nuit, les week-ends et les jours fériés. Cette mission de service public est source d'une pénibilité objectivable consécutive au travail de nuit et aux rythmes de travail alternants », estiment ces médecins.

Les médecins libéraux réclament eux aussi un compte pénibilité
Dans un communiqué mis en ligne fin août, la Conféfération des Syndicats Médicaux Français (CSMF) demande elle aussi un compte pénibilité pour les médecins libéraux de secteur 1.
Le premier syndicat de médecins libéraux français rappelait ainsi à la fin de l'été que ces derniers, « qu’ils travaillent en cabinet de ville ou dans les cliniques privées, sont également confrontés à la pénibilité caractérisée par les gardes de nuit itératives enchaînées avec les journées de travail sans repos compensateurs, le travail debout pour certaines spécialités médicales, dont celles de bloc opératoire, le stress, et malheureusement parfois, les conditions d’insécurité avec des menaces sur leur intégrité physique. »

 



 

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