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Fertilité

Obésité : la perte de poids n’augmente pas les chances de tomber enceinte

Chez les femmes obèses, maigrir n’aurait pas d’effets sur la grossesse, plus précisément sur la probabilité de concevoir un enfant.

Obésité : la perte de poids n’augmente pas les chances de tomber enceinte Vera_Petrunina/iStock


  • Publié le 15.03.2022 à 12h30
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L'ESSENTIEL
  • La perte de la grossesse au premier trimestre était plus élevée chez les femmes qui ont changé leur alimentation et pratiqué plus d’activité physique pour maigrir.

"On conseille aux femmes obèses et infertiles de perdre du poids avant d’entamer le traitement contre l'infertilité pour augmenter leurs chances d'avoir un bébé en bonne santé. Il existe peu de données issues d'essais randomisés pour étayer cette recommandation", ont écrit des chercheurs américains dans des travaux publiés récemment dans la revue PLOS Medicine.

Pour déterminer quels sont les effets de la perte de poids sur la conception d’un bébé, ils ont mené leurs travaux, dans neuf centres médicaux universitaires américains, auprès de 379 femmes souffrant d’obésité et d’infertilité inexpliquée. Durant 16 semaines, la moitié des participantes a modifié son hygiène de vie en ingérant des substituts de repas et des médicaments et en augmentant leur nombre de séances sportives afin de perdre du poids. Quant aux autres volontaires, elles ont fait plus de sport mais sans essayer de maigrir. Toutes les femmes ont bénéficié d’un traitement contre l’infertilité qui consistait à une stimulation ovarienne et une insémination intra-utérine.

Maigrir n’a pas "amélioré la fertilité"

Les membres du premier groupe ont perdu, en moyenne, 7 % de leur poids corporel, tandis que les participantes du deuxième groupe faisant uniquement de l'exercice physique ont gardé le même poids. "Malheureusement, les changements de poids observés n'ont pas amélioré la fertilité", a déclaré Daniel J. Haisenleder, professeur au Centre de recherche sur la reproduction de l’université de Virginie (États-Unis) et auteur des recherches, dans un communiqué.

D’après les résultats, il n'y a pas eu de différences significatives entre les deux groupes en termes de fréquence des naissances en bonne santé. Au total, 23 des 188 volontaires qui ont suivi le programme intensif de perte de poids ont fini par accoucher. Parmi les 191 femmes qui ont uniquement augmenté leur activité physique, 29 ont donné naissance à leur bébé.

La perte de poids a eu un impact sur la santé métabolique des participantes

Les scientifiques ont constaté que les participantes ayant changé leur alimentation et fait plus de sport avaient noté une diminution importante du syndrome métabolique, qui se caractérise par un tour de taille important (en raison d'un excès de graisse abdominale), une hypertension, une glycémie à jeun anormale ou une résistance à l'insuline. "L'amélioration de la santé métabolique ne se traduit pas nécessairement par une amélioration de la fécondité féminine", peut-on lire dans l’étude.

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