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Pollution de l’air

Particules fines : encore plus de 6.000 décès par an en Île-de-France

Une amélioration de la qualité de l’air a été constatée en Île-de-France. Mais ce n’est pas encore suffisant. 6 220 Franciliens meurent encore chaque année à cause des particules fines.

Particules fines : encore plus de 6.000 décès par an en Île-de-France JM_Image_Factory/iStock


  • Publié le 10.02.2022 à 16h00
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L'ESSENTIEL
  • Le nombre de décès provoqués par les particules fines, en Île-de-France, a diminué de 40 % grâce à l’amélioration de la qualité de l’air.
  • Dans la région, 7.900 décès prématurés associés à la pollution atmosphérique pourraient être évités, si de nouvelles mesures pour baisser les taux de pollution sont prises.

La pollution atmosphérique est à l’origine de près d’un mort sur 10, en 2019, en Île-de-France, ce qui correspond à environ 7.900 décès prématurés. C’est le constat fait par une récente étude réalisée par l’Observatoire Régional de Santé Île-de-France (ORS) et l’institut Airparif. "L’exposition à la pollution de l’air favorise le développement de pathologies chroniques graves, en particulier des pathologies cardiovasculaires, respiratoires et des cancers. Cela se traduit par une augmentation de la mortalité, une baisse de l’espérance de vie et un recours accru aux soins", peut-on lire dans le rapport qui quantifie l’impact de la pollution de l’air sur la mortalité dans la région.

Les décès liés aux particules fines sont encore nombreux

D’après les résultats, la qualité de l’air s’est améliorée en Île-de-France, mais des progrès doivent encore être faits. En 2019, 6.220 décès étaient attribuables à l’exposition prolongée aux particules fines PM2.5, un polluant majoritairement émis par le chauffage urbain et le trafic routier, contre 10.350 morts en 2010. En clair entre 2010 et 2019, le nombre de décès annuel liés aux particules fines a baissé de 40 %. "Cela correspond à un gain moyen d’espérance de vie de près de 8 mois en moyenne par habitant en Île-de-France", indique l’ORS et Airparif.

En 2019, l’exposition prolongée au dioxyde d’azote (NO2) a provoqué 3.680 morts dans la région contre 4.520 décès en 2010. Pour la première fois, le nombre annuel de décès attribuables à l’ozone (O3) a été évalué en Île-de-France. Selon l’étude, il est de l’ordre de 1.700 morts. Pour rappel, l’ozone est formé dans l’atmosphère se forme par réactions entre les oxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV), sous l’action des rayons du soleil et en présence de températures élevées.

Une baisse des taux de pollution pour sauver des vies

D’après les travaux, cette baisse des concentrations en dioxyde d’azote a permis d’éviter 310 décès et celle des niveaux de particules fines de l’ordre de 180 morts, par rapport à 2019. Mais si de nouvelles mesures sont prises pour abaisser les niveaux actuels de pollution de l’air sous les valeurs recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 8.000 vies pourraient être épargnées.

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