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QUESTION D'ACTU

Engagement civique

Faire du bénévolat n’améliore pas le bien-être

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, s’engager bénévolement auprès d’associations n’aurait pas d’influence notable sur le bien-être, révèlent deux études.

Faire du bénévolat n’améliore pas le bien-être Inside Creative House/iStock


  • Publié le 24.01.2022 à 14h30
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L'ESSENTIEL
  • Plusieurs études ont démontré que pratiquer une activité bénévole est bénéfique pour la santé des seniors. Cela permet notamment de conserver des liens sociaux et d'entretenir sa mémoire.
  • Toutefois, s'engager dans des activités sociales peut aussi comporter des risques, notamment lorsqu'on est une femme d'un certain âge. Une étude publiée l'an dernier a montré qu'elles étaient plus susceptibles d’être victimes d’abus émotionnels ou de mauvais traitements.

Rejoindre les pompiers volontaires, donner de son temps dans les foyers pour sans-abri, participer à l’approvisionnement des banques alimentaires, veiller à la préservation de l'environnement… Autant d’initiatives altruistes et citoyennes qui peuvent changer la vie des personnes qui ont besoin, mais aussi de celles qui s’engagent auprès de structures et d’associations.

Mais si l’engagement civique et le bénévolat peuvent effectivement apporter une structure et un sens à la vie, ils n’améliorent pas spécialement le bien-être. C’est ce que mettent en lumière deux études menées en Allemagne et au Royaume-Uni par des chercheurs des universités de Vechta et de Bochum, et respectivement publiées dans le Journal of Happiness Studies et dans Social Indicators Research.

Ne pas rechercher le bonheur dans l’engagement civique

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé deux ensembles de données de 17 720 et 18 550 participants, qui ont indiqué la fréquence de leur engagement bénévole politique (par exemple, dans des partis politiques ou des initiatives citoyennes) et non politique (par exemple, lié à l'église).

Le bien-être des participants été évalué au moyen de multiples indicateurs : la satisfaction dans la vie, le bien-être émotionnel, la faible solitude, les croyances de contrôle... Les chercheurs ont tenté de déterminer si les participants ont fait état d'un bien-être plus élevé les années où ils étaient comparativement plus engagés civiquement (ou engagés tout court) que les années où leur engagement civique était plus faible ou inexistant.

Et, à quelques exceptions près, la réponse a été "non". Tant en Allemagne qu'au Royaume-Uni, les personnes âgées semblent bénéficier d'un engagement non politique car leur satisfaction de vie était plus élevée les années où elles étaient plus fréquemment engagées. Toutefois, cette différence était faible et n'a pas été observée pour d'autres indicateurs de bien-être. D'autres activités de loisirs, telles que la socialisation avec des amis et des connaissances, ont parfois montré des associations plus prononcées avec le bien-être des participants, également à un âge avancé.

Un engagement au service des autres, pas pour son propre bonheur

Les auteurs des études admettent qu’il est possible que l'engagement civique améliore le bien-être des personnes engagées dans certains contextes, en fonction de leurs besoins, du lieu où l'activité se déroule ou encore de son. Mais ces avantages ne semblent toutefois pas être universels. Les personnes engagées civiquement ne doivent donc pas s'attendre à ce que leur activité les rende plus heureuses.

Ainsi, "les prétendus avantages de l'engagement pour les personnes engagées ne devraient pas constituer des incitations clés dans les messages de recrutement de volontaires", estiment les chercheurs. "L'objectif réel de l'engagement civique reste inchangé : les contributions volontaires au bien commun et aux processus démocratiques de la société. Ils ont peu à voir avec l'intérêt personnel."

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