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QUESTION D'ACTU

Alimentation et environnement

Ce que vous mangez peut vous faire gagner (ou perdre) des minutes de vie en bonne santé

Manger un hot-dog peut vous coûter 36 minutes de vie en bonne santé, tandis que choisir une poignée de noix vous permettrait de gagner jusqu'à 26 minutes supplémentaires.

Ce que vous mangez peut vous faire gagner (ou perdre) des minutes de vie en bonne santé kerdkanno/iStock

  • Publié le 23.08.2021 à 09h30
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L'ESSENTIEL
  • Les chercheurs ont mis au point un indice nutritionnel de santé permettant de mesurer le nombre de minutes de vie en bonne santé que font gagner ou perdre les aliments.
  • Si certains aliments comme les légumes, les fruits, les céréales complètes et les légumineuses font gagner des minutes de vie en bonne santé, d'autres comme la viande et les aliments transformés en font perdre.
  • Ils ont aussi élaboré un indice d'impact environnemental des aliments, qui souligne l'effet néfaste de la consommation de viande sur la planète.

Privilégier les aliments "santé" comme les fruits, les légumes, les noix, les légumineuses et certains fruits de mer pourrait non seulement réduire d’un tiers l’empreinte carbone de votre alimentation, mais aussi vous permettre de gagner 48 minutes de vie en bonne santé par jour. À l’inverse, consommer beaucoup de viande rouge et d’aliments transformer peut entamer votre capital de vie en bonne santé.

C’est la conclusion à laquelle sont parvenus des chercheurs de l'école de santé publique de l'université de Michigan après avoir évalué plus de 5 800 aliments. Classés en fonction de la charge de morbidité qu'ils représentent pour l’humain et de leur impact sur l'environnement, ces aliments peuvent contribuer à vivre plus longtemps en bonne santé. L’étude vient de paraître dans la revue Nature Food.

Des aliments plus sains et à l’impact environnemental faible

En général, les recommandations en matière d'alimentation manquent d'indications spécifiques et concrètes pour inciter les gens à modifier leur comportement, et il est rare que les recommandations en matière d'alimentation tiennent compte des effets sur l'environnement”, estime ainsi Katerina Stylianou, autrice principale de l’étude.

Pour mieux visualiser l’impact des choix alimentaires sur la santé, les chercheurs ont mis au point un indice nutritionnel de santé (HENI) regroupant 15 facteurs de risque alimentaires. Celui-ci calcule la charge sanitaire nette, bénéfique ou néfaste, en minutes de vie en bonne santé, associée à une portion d’aliment consommée. Les aliments ayant un score positif ajoutent des minutes de vie saine, tandis que les aliments ayant un score négatif sont associés à des résultats sanitaires qui peuvent être néfastes pour la santé humaine.

Ils ont aussi évalué l’impact environnemental des aliments consommés en prenant en compte différents paramètres sur le cycle de vie des aliments (production, transformation, fabrication, préparation/cuisson, consommation, déchets), et ont ajouté des évaluations améliorées de l'utilisation de l'eau et des dommages causés à la santé humaine par la formation de particules fines. 

Enfin, les chercheurs ont classé les aliments en trois zones de couleur : vert, jaune et rouge, en fonction de leurs performances nutritionnelles et environnementales combinées.

Haro sur la viande rouge, les aliments transformés et les légumes cultivés en serre

Résultat, les aliments verts sont à la fois bénéfiques pour la santé et pour la planète, en raison de leur faible impact environnemental. Il s’agit principalement des noix, des fruits, des légumes de plein champ, des légumineuses, des céréales complètes et quelques fruits de mer.

À l’inverse, les aliments situés dans la zone rouge ont des impacts nutritionnels ou environnementaux considérables et devraient donc être réduits ou évités dans l'alimentation. Il s’agit principalement de la viande (bœuf, porc, agneau…) et des viandes transformées.

Ces résultats suggèrent de diminuer les aliments ayant les impacts les plus négatifs sur la santé et l'environnement, notamment la viande transformée, le bœuf, les crevettes, le porc, l'agneau et les légumes cultivés en serre.

L'urgence de modifier le régime alimentaire pour améliorer la santé humaine et l'environnement est évidente, souligne Olivier Jolliet, professeur de sciences de la santé environnementale à l'Université de Montréal et auteur principal de l'article. Nos résultats démontrent que de petites substitutions ciblées offrent une stratégie réalisable et puissante pour obtenir des avantages significatifs pour la santé et l'environnement sans nécessiter de changements spectaculaires dans le régime alimentaire.

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