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QUESTION D'ACTU

Changement de métabolisme

À la ménopause, les troubles du sommeil peuvent contribuer à la prise de poids

Selon une nouvelle étude, aider les femmes ménopausées à mieux dormir leur permettrait de diminuer leur risque de prendre du poids.

À la ménopause, les troubles du sommeil peuvent contribuer à la prise de poids fizkes/iStock

  • Publié le 21.03.2021 à 19h00
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L'ESSENTIEL
  • A la ménopause, le gain de poids est souvent imputé à la diminution des oestrogènes.
  • Cette nouvelle étude montre que les troubles du sommeil peuvent aussi contribuer à une prise de poids.
  • En cause, selon les chercheurs : une réduction significative de la vitesse à laquelle l'organisme brûle les graisses.

Survenant vers la cinquantaine, la ménopause constitue une étape importante dans la vie des femmes puisqu’elle signe la fin de la période où elles peuvent avoir des enfants : leurs ovaires arrêtent de fonctionner suite à l’épuisement normal du stock de cellules reproductrices féminines, les ovocytes, contenus dans les follicules. Quand le stock de follicules s’amenuise, la production de progestérone s’arrête, suivie par celle des œstrogènes.

Si la fin des menstruations est le marqueur du début de la ménopause, cet état s’accompagne aussi de symptômes souvent désagréables, comme les bouffées de chaleur, la prise de poids, ou encore les troubles du sommeil.

Dans une nouvelle étude présentée virtuellement à ENDO 2021, la réunion annuelle de l'Endocrine Society, des chercheurs du Brigham and Women's Hospital à Boston (États-Unis) ont montré que les troubles du sommeil pendant la ménopause peuvent prédisposer les femmes à la prise de poids. "Aider les femmes à mieux dormir pendant la ménopause peut donc réduire les chances qu'une femme prenne du poids, ce qui à son tour réduira son risque de diabète et d'autres maladies connexes", explique Leilah Grant, chercheuse principale des travaux.

Une réduction significative de l’utilisation des graisses par le corps

Pour 80 % des femmes, la ménopause s’accompagne d’une prise de poids entre 3 et 8 kg. Ce gain de poids est souvent attribué à la carence en œstrogène. Or, pour les auteurs de l’étude, il est peu probable que l'œstrogène soit le seul facteur contributif, puisque toutes les femmes cessent de produire de l'œstrogène mais que toutes ne prennent pas de poids.

"Un autre symptôme commun, qui touche également environ la moitié des femmes pendant la ménopause, est la perturbation du sommeil, qui a été indépendamment liée à des changements dans le métabolisme qui pourraient augmenter le risque de prise de poids", avance Leilah Grant.

Pour mieux comprendre le rôle des troubles du sommeil et des changements hormonaux dans la prise de poids à la ménopause, les chercheurs ont suivi 21 femmes pré-ménopausées en bonne santé. Ils ont utilisé un modèle expérimental qui stimule les troubles du sommeil observés à la ménopause pour examiner les effets d'un mauvais sommeil sur l'utilisation des graisses par l'organisme.

Les participantes ont eu deux nuits de sommeil ininterrompu suivies de trois nuits de sommeil interrompu, où elles ont été réveillées par une alarme toutes les 15 minutes pendant 2 minutes à chaque fois. Les chercheurs ont ensuite réétudié un sous-ensemble de neuf participants dans le même protocole d'interruption du sommeil après leur avoir administré un médicament appelé leuprolide, supprime temporairement l'œstrogène à des niveaux similaires à ceux de la ménopause.

Les chercheurs ont alors constaté une réduction significative de la vitesse à laquelle le corps des femmes utilisait les graisses après trois nuits de sommeil perturbé, par rapport à une nuit de sommeil normale. Une réduction similaire de l'utilisation des graisses a également été observée lorsque l'œstrogène était supprimé, même pendant un sommeil normal. La combinaison d'un faible taux d'œstrogènes et de troubles du sommeil a également réduit l'utilisation des graisses, mais l'effet n'était pas plus important que celui de l'une ou l'autre des expositions prises séparément.

"En plus de la suppression des œstrogènes, les troubles du sommeil diminuent l'utilisation des graisses, souligne Leilah Grant. Cela peut augmenter la probabilité de stockage des graisses et de prise de poids ultérieure pendant la ménopause."

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