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Gestes barrières

Grippe, gastro, bronchite : comment les mesures anti-Covid-19 ont éteint toutes les autres épidémies hivernales

Les gestes barrières contre la Covid-19 ont permis d'éviter d’autres infections saisonnières et des formes plus graves de certaines maladies, telles que la bronchite, la gastroentérite ou la grippe.

Grippe, gastro, bronchite : comment les mesures anti-Covid-19 ont éteint toutes les autres épidémies hivernales Diamond Dogs / istock.

  • Publié le 07.02.2021 à 11h25
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L'ESSENTIEL
  • Les virus saisonniers habituels, comme la grippe ou la gastroentérite, circulent moins que les hivers précédents.
  • La bronchite circule, mais on recense beaucoup moins de cas graves.

Port du masque, lavage régulier des mains, distanciation sociale, fermeture des bars et restaurants… Toutes ces mesures ont pour objectif principal de freiner la propagation de la Covid-19 dans la population, en évitant les contaminations au maximum. Mais ces gestes barrières ont aussi d’autres conséquences sanitaires. Jusqu’à présent, les virus saisonniers habituels comme la grippe ou la gastroentérite circulent moins que les hivers précédents. Pour ces deux pathologies comme pour les bronchites, il y a aussi eu moins de formes graves.

Baisse de la gastroentérite, pour les formes bénignes et sévères

Baisse du nombre de consultations en cabinet de ville, chez SOS médecins et de passages aux urgences pour cause de gastroentérite : cet hiver, le virus de la gastroentérite est moins actif en France. Cette maladie infectieuse, virale ou bactérienne se manifeste généralement par une diarrhée et des vomissements. Elle est due à un virus qui, comme le SRAS-Cov-2, est très contagieux, notamment sur des surfaces contaminées ou par des contacts directs entre individus. Alors, forcément, tous les gestes barrières anti-Covid-19 ont aussi aidé à freiner cette pathologie hivernale. “Les mesures barrières et surtout l’utilisation de solutés hydro alcooliques sont très efficaces sur la diffusion de la gastroentérite aïgue”, expliquaient plusieurs médecins lors de la conférence de presse du 25ème Congrès de Pneumologie de Langue Française.  

Augmentation des bronchites bénignes, mais diminution des formes graves

Bilan sensiblement différent pour les bronchites : le nombre d’actes médicaux en ville a augmenté depuis le début de l’année, ce qui signifie que le virus circule autant que les hivers précédents. En revanche, il y a moins de forme grave. En effet, comme pour la gastroentérite, il y a eu une baisse du nombre de consultations chez SOS médecins et de passages aux urgences dus à cette pathologie cet hiver. Sur les quatre années précédentes (de 2017 à 2020) il y a eu 83 à 108 passages aux urgences pour 100 000 personnes pour cause de bronchite aiguë. Cette année, il n’y a eu que 23 passages aux urgences selon les données de Santé Publique France. Une bronchite aiguë est une infection respiratoire caractérisée par une toux sèche, parfois douloureuse, et qui peut être associée à de la fièvre. Elle est très fréquente chez les nourrissons et les jeunes enfants.

Pas de circulation active des virus grippaux cet hiver et aucun cas grave

Quant à la grippe, il n’y a “pas de circulation active des virus grippaux identifiée par les réseaux de surveillance dédiés”, selon le dernier bulletin épidémiologique publié par Santé publique France le 3 février dernier. La grippe est une maladie infectieuse très contagieuse, liée à un virus à fort pouvoir infectant pour les voies aériennes respiratoires supérieures et les poumons. Depuis le 5 octobre dernier, il n’y a eu aucun cas grave en métropole.

"L'absence de grippe a été attribuée aux mesures barrières, mais ce n’est probablement pas la seule raison : la diminution des voyages internationaux a certainement aussi joué un rôle", expliquaient plusieurs experts lors de la conférence de presse du 25ème Congrès de Pneumologie de Langue Française. "En effet, certains pays d'Amérique du Sud où les mesures pour le contrôle de la Covid-19 étaient insuffisantes ont aussi vu leurs taux de grippe fortement baisser", argumentaient-ils. Mais les épidémies de grippe peuvent être plus actives en février et en mars. Il faudra donc attendre la fin de l’hiver pour dresser le vrai bilan de cette pathologie.

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