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Alzheimer : les dix facteurs de risque qui augmentent la survenue de la maladie

La maladie d’Alzheimer peut être favorisée par plusieurs facteurs tels que le diabète, les traumatismes crâniens, un IMC trop faible ou encore le stress.

Alzheimer : les dix facteurs de risque qui augmentent la survenue de la maladie iStockphoto.com/Tampatra

  • Publié le 25.01.2021 à 13h30
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Comprendre les mécanismes de la maladie d’Alzheimer est une entreprise complexe. Une équipe internationale de chercheurs des universités de Fudan (Chine), Cambridge (Royaume-Uni), Ioannina (Grèce) Toulouse et Montpellier ont identifié les différents facteurs de risquesqui peuvent favoriser l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Les résultats de leur étude ont été publiés dans le Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry. 

Pour cette étude, les chercheurs ont réalisé une méta-analyse de 396 études (243 observations prospectives et 153 essais randomisés) concernant la prévention de la maladie d’Alzheimer. Les données, issues de plusieurs bases de données, remontent jusqu’au 1er mars 2019. En les compilant, ils ont pu dégager dix signes avant-coureurs de la maladie d’Alzheimer.

  1. Le diabète est un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. En effet, chez les personnes diabétiques qui ne sont pas traitées, à cause de la dérégulation en insuline, les cellules, notamment cérébrales, communiquent moins bien. Ainsi, sur le long terme, la maladie d’Alzheimer a tendance à se développer beaucoup plus rapidement. 
  2. L'hyperhomocystéinémie correspond à un taux élevé d’homocystéine dans le sang. Quand cet acide aminé est présent en excès, il serait responsable de l’apparition de troubles neurodégénératifs comme ceux présents dans la maladie d’Alzheimer. Selon certaines études, il serait cependant possible de réduire l’hyperhomocystéinémie grâce à la vitamine B.
  3. La mauvaise gestion de l’IMC est également à prendre en compte pour prévenir la maladie d’Alzheimer. Dans une étude parue en 2015, des chercheurs indiquaient qu’être en sous-poids à la cinquantaine était un facteur de risque, avec 34% de risque supplémentaire de souffrir de la maladie d’Alzheimer avec un IMC inférieur à 20.
  4. De même, la baisse du niveau d’éducation est une donnée à prendre en compte. Plus vous êtes instruit et plus le cerveau aura tendance à se densifier, du fait des multiples connexions neuronales qu’il aura créés pour faire voyager les connaissances. Sachant que la maladie d’Alzheimer est neurodégénérative, ces connexions disparaissent; plus elles se détruisent et plus les risques de démence augmentent. Sachant que le cerveau s’allège d’un tiers de son poids avec la maladie d’Alzheimer, avoir un cerveau lourd permet de limiter les dégâts.
  5. L’hypertension artérielle à partir de la quarantaine est à surveiller sérieusement pour se prémunir de la maladie d’Alzheimer. En effet, ce sont chez les personnes âgées entre 35 et 64 ans que les risques de développer la maladie d’Alzheimer sont les plus élevés. Si cela est possible, c’est parce que l’hypertension artérielle atteints les petits vaisseaux du cerveau. En frappant les capillaires, les capacités d’irrigation se réduisent, ce qui peut entraîner un risque.
  6. L'hypotension orthostatique est considérée comme un signe précurseur de démence. En effet, l’hypotension orthostatique correspond à une chute brutale de la pression artérielle en passant de la position assise (ou couchée) à debout. Lors de ces épisodes, le cerveau n’est plus suffisamment irrigué en sang, ce qui oblige le cœur à compenser. Or, selon les chercheurs, ce sont ces épisodes répétés de manque d’oxygénation du cerveau qui seraient à l’origine de la survenue de la démence.  
  7. Les traumatismes crâniens et tous les autres chocs sont sûrement le facteur de risque le plus connu. C’est d’ailleurs pour limiter les risques de démence que le monde du sport prend progressivement des mesures pour stopper le jeu de balle à la tête par exemple, et qu’il encadre beaucoup mieux les contacts brutaux. Les chocs répétés à la tête au cours d’une vie sont déterminants pour la santé du cerveau sur ses vieux jours.
  8. Notre cerveau a besoin de rester actif car la diminution de l’activité cognitive favorise la survenue de la démence. Il faut constamment stimuler son cerveau pour renforcer les connexions neuronales. Ce renforcement peut se faire grâce à des activités qui nécessitent de la réflexion tout comme avec des activités physiques. L’essentiel, c’est de garder son cerveau dans un état d’activité constante, car plus l’âge avance et plus il devient difficile de conserver ces connexions, ce qui est le premier pas vers la maladie d’Alzheimer.
  9. Le stress est un sérieux facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. Au même titre que l’anxiété, de nombreuses études font un lien entre le stress et la démence. Le stress a notamment des répercussions sur la mémoire et les capacités de concentration, deux notions qu’il faut réussir à conserver pour ne pas être atteints rapidement par la maladie d’Alzheimer en vieillissant.
  10. Enfin, la dépression est liée à la maladie d’Alzheimer car les personnes affectées par l’une le sont généralement par l’autre également. Dans une étude de 2014, des chercheurs américains montraient que la dépression pouvait entraîner chez les personnes âgées jusqu’à 50% du déclin cognitif rapide. 

https://www.pourquoidocteur.fr/MaladiesPkoidoc/714-Maladie-d-Alzheimer-des-cellules-nerveuses-meurent-et-la-memoire-s-efface

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