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Oncologie

Cancer du sein: il est possible de renforcer l’efficacité de l’immunothérapie

Grâce à l’ajout d’une molécule, il est possible de renforcer les effets de l’immunothérapie dans le traitement du cancer du sein. Les lymphocytes T sont plus nombreux à attaquer les cellules tumorales, ce qui freine la propagation de la maladie. 

Cancer du sein: il est possible de renforcer l’efficacité de l’immunothérapie iStockphoto.com/PORNCHAI SODA

  • Publié le 04.01.2021 à 16h30
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L'ESSENTIEL
  • L'ajout du cGAMP permet “d'attirer” massivement les lymphocytes T vers les cellules tumorales.
  • L'immunothérapie CAR-T permet de combattre efficacement le cancer du sein.

Le cancer du sein effraie toujours autant. Cette pathologie, la plus fréquente chez la femme, est responsable de 12 000 décès chaque année en France. Diagnostiqué à temps, le cancer du sein offre 87% de chance de survie à cinq ans.

Une des techniques pour traiter le cancer du sein réside dans l’immunothérapie. Des  chercheurs du centre de cancérologie UNC Lineberger (Etats-Unis) ont trouvé le moyen de renforcer les lymphocytes T du système immunitaire grâce à l’ajout d’une molécule. Les résultats de cette étude sont publiés le 31 décembre 2020 dans le Journal of Experimental Medicine.

Une technique efficace pour le lymphome et la leucémie

La technique utilisée par les chercheurs pour optimiser le traitement contre le cancer du sein s’appelle l’immunothérapie CAR-T. Elle consiste à modifier en laboratoire des lymphocytes T pour qu’ils produisent des récepteurs antigéniques chimériques, les CAR, qui à leur tour ciblent les protéines de surface sur les cellules cancéreuses. Cette technique, déjà utilisée pour traiter des patients atteints de leucémie ou de lymphome, a montré son efficacité. 

En reproduisant cette expérience sur des souris atteintes de cancer du sein, il a été  possible d'utiliser efficacement la thérapie CAR-T contre les tumeurs solides. Pour que cette technique soit efficace, il faut que les lymphocytes T migrent vers le site de la tumeur. “Dans le traitement des patients atteints de tumeurs non solides, comme les lymphomes, les lymphocytes T CAR se fixent sur la moelle osseuse et les autres organes qui composent le système lymphatique, développe Jonathan Serody, professeur de médecine, de microbiologie et d’immunologie au centre de cancérologie UNC Lineberger. En revanche, pour les tumeurs solides, comme le cancer du sein, ce n'est généralement pas le cas. Même si elles migrent vers la tumeur, elles n'y persistent pas et ne s'y développent pas bien en raison de la nature du micro-environnement qui entoure ces tumeurs.”

Stimuler le système immunitaire pour vaincre la tumeur

Pour pallier ce problème, les chercheurs se sont concentrés sur les cellules Th17 et Tc17, dont on sait qu'elles ont une plus longue persistance dans le micro-environnement qui entoure une tumeur, en partie grâce à leurs meilleures capacités de survie. Afin de stimuler l'accumulation des cellules Th17 et Tc17 à proximité des tumeurs solides, ils ont fait appel à des molécules capables d’activer une réponse immunitaire : le stimulateur des gènes de l'interféron (STING) et les agonistes DMXAA et cGAMP. Chez les souris où le cGAMP a été injecté, les chercheurs ont constaté une prolifération des lymphocytes T migrant vers la tumeur. Au final, il y a eu une diminution significative de la croissance de la tumeur et une amélioration de la survie.

Nous espérons pouvoir étudier le cGAMP chez l'homme assez rapidement, conclut Jonathan Serody. Nous allons d'abord voir si nous pouvons produire des améliorations dans le traitement des cancers de la tête et du cou, et si cela s'avère prometteur, passer à d'autres formes de cancer en utilisant les lymphocytes T CAR générés par l'un de nos collègues ici à l’UNC Lineberger.

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