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QUESTION D'ACTU

Microbiome intestinal

Pourquoi l'hygiène bucco-dentaire est indispensable pour être en bonne santé

Une mauvaise hygiène bucco-dentaire augmente le risque de maladie cardiaque et de diabète, et modifie la composition du microbiome intestinal.

Pourquoi l'hygiène bucco-dentaire est indispensable pour être en bonne santé Daisy-Daisy/iStock

  • Publié le 10.12.2020 à 09h00
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L'ESSENTIEL
  • Les bactéries parodontales provoquent une inflammation dans la cavité buccale et entraînent une prise de poids et une augmentation de la résistance à l'insuline.
  • Les chercheurs ont découvert un lien direct un lien direct entre l'infection bactérienne parodontale et la fonction métabolique du muscle squelettique.

La maladie parodontale ou des gencives, la gingivite, causée notamment par une mauvaise hygiène bucco-dentaire, est connue pour être un facteur de risque important du syndrome métabolique, augmentant le risque de maladie cardiaque et de diabète. Dans une nouvelle étude, des chercheurs de l'Université médicale et dentaire de Tokyo (TMDU) ont découvert que l'infection par porphyromonas gingivalis, la bactérie responsable de la gingivite, modifie également la composition du microbiome intestinal et provoque un dysfonctionnement métabolique du muscle squelettique, entraînant de nombreux autres risques pour la santé. Ils ont publié les résultats de leur recherche le 16 novembre dans le FASEB Journal.

Comprendre un processus jusque-là inconnu

Les bactéries parodontales sont connues depuis longtemps pour provoquer une inflammation dans la cavité buccale et peuvent entraîner une prise de poids et une augmentation de la résistance à l'insuline, caractéristique du diabète de type 2. La fonction de l'insuline est d'aider à transporter le glucose du sang vers les tissus, surtout vers le muscle squelettique, où un quart de tout le glucose est stocké. La résistance à l'insuline joue un rôle clé dans le développement du syndrome métabolique, qui comprend l'obésité, une altération du métabolisme des lipides, une pression artérielle élevée, une glycémie élevée et une inflammation systémique.

Bien que le muscle squelettique soit impliqué dans la diminution de la glycémie, un lien direct entre l'infection bactérienne parodontale et la fonction métabolique du muscle squelettique n'a pas encore été établi. “Le but de notre étude était d'étudier comment une infection bactérienne parodontale pouvait conduire à des altérations métaboliques du muscle squelettique et donc au développement d'un syndrome métabolique”, a précisé Kazuki Watanabe, auteur principal de l’étude.

Le micribiome intestinal est modifié

Pour comprendre ce processus, les chercheurs ont étudié les anticorps développés contre la bactérie porphyromonas gingivalis dans le sang de patients atteints du syndrome métabolique. Ils ont trouvé une corrélation positive entre les titres d'anticorps et une résistance accrue à l'insuline. Ces résultats montrent que les patients atteints du syndrome métabolique sont susceptibles d'avoir précédemment subi une infection à porphyromonas gingivalis. Pour comprendre le mécanisme, les chercheurs ont poursuivi leurs expériences sur des souris. Ils les ont nourris avec un régime riche en graisses de Porphyromonas gingivalis. Les souris ont développé une résistance accrue à l'insuline, une infiltration de graisse et une absorption plus faible du glucose dans le muscle squelettique.

Ensuite, les chercheurs ont observé le microbiome intestinal où le réseau de bactéries présentes dans l'intestin et avec lequel l'organisme coexiste en symbiose. Ils ont découvert que chez les souris recevant la bactérie porphyromonas gingivalis, le microbiome intestinal se trouve considérablement modifié, ce qui pourrait diminuer la sensibilité à l'insuline. “Ce sont des résultats frappants qui fournissent un mécanisme sous-jacent à la relation entre l'infection par la bactérie parodontale porphyromonas gingivalis et le développement d'un syndrome métabolique et d'un dysfonctionnement métabolique dans le muscle squelettique”, conclut l’un des auteurs de l’étude, le professeur Sayaka Katagiri.

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