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Diabète

La solitude amplifie le risque de diabète

La solitude et, surtout, le sentiment de solitude chronique pourrait contribuer au développement d’un diabète de type 2, selon une récente étude. En cause, le stress éprouvé par les individus isolés.

La solitude amplifie le risque de diabète LSOphoto/iStock

  • Publié le 21.09.2020 à 19h30
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L'ESSENTIEL
  • La solitude toucherait 8% des Français, soit environ cinq millions de personnes.
  • Selon une étude britannique, la solitude chronique serait génératrice de stress, favorisant ainsi le diabète de type 2.
  • En plus du diabète, la solitude serait un terreau fertile pour développer des dépressions, de l'anxiété, des crises de paranoïa, affaiblir le système immunitaire et augmenter les risques de maladies cardiovasculaires.

Huit pour cent des Français déclarent se sentir seuls la plupart du temps ou tout le temps, soit environ cinq millions de personnes, selon une note de l’Observatoire du Bien-être sur les dimensions de la solitude en France, publiée en janvier 2020 par le Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap). La solitude est donc un phénomène important dans l’Hexagone. Au-delà de ses répercussions psychologiques, telles que la dépression, elle aurait aussi des conséquences sur la santé physique. Selon une étude menée par des chercheurs du King's College de Londres (Royaume-Uni) et publiée dans la revue Diabetologia, elle pourrait aussi favoriser le développement d’un diabète de type 2. “Si le sentiment de solitude devient chronique, alors les mécanismes du stress sont stimulés jour après jour, et cela peut entraîner des complications comme le diabète”, insistent les chercheurs. C’est donc le stress engendré par la solitude qui favoriserait l’apparition de cette maladie. Et ce, notamment à cause d’une hormone, le cortisol. Celle-ci serait très présente chez les personnes qui se sentent seules. Or, des taux élevés de cette hormone seraient un facteur de risque pour le diabète de type 2. 

264 personnes ont développé un diabète de type 2

L'étude des scientifiques a duré douze ans. Pendant cette période, les chercheurs ont suivi 4 000 volontaires âgés d’au moins 50 ans. Résultat : 264 personnes — dont la majorité souffrait de solitude — ont développé un diabète de type 2. Cette maladie, aussi appelée diabète non insulinodépendant, est caractérisée par un taux trop élevé de sucre dans le sang, l’hyperglycémie. Le pancréas sécrète de l’insuline (censée réguler le taux de sucre dans le sang) mais son effet est moins efficace. Le patient a donc une résistance à l’insuline et son taux de sucre dans le sang ne baisse plus naturellement. Il s’agit du diabète le plus fréquent dans le monde. Il est favorisé par l’évolution des modes de vie et l’urbanisation, parfois associé à de mauvaises habitudes qui sont aussi des facteurs de risques de cette maladie : mauvaise alimentation, inactivité physique, sédentarité, obésité, etc. Ainsi, cette pathologie est généralement découverte à l’âge adulte. A terme, cela peut entraîner de graves conséquences à l’instar des problèmes cardiovasculaires. Pour les éviter, le traitement consiste d’abord à reprendre de bonnes habitudes de vie : perte de poids, exercice physique, régime alimentaire équilibré, etc. Si ces mesures ne sont pas suffisantes, le patient pourra prendre des médicaments pour faire baisser sa glycémie. 

D'autres conséquences sur la santé

Les personnes se sentant seules la plupart du temps ou tout le temps seraient donc plus à risques d’avoir un diabète de type 2, à condition que ce sentiment de solitude soit chronique, c’est-à-dire durable pendant plusieurs années. Toutefois, le diabète de type 2 n’est pas la seule conséquence de l'isolement. Diverses études ont déjà montré d’autres répercussions sur la santé : dépression, anxiété sociale, paranoïa, diminution du système immunitaire qui se protège moins bien contre les infections, etc. Une étude publiée en 2018 montrait que la solitude pouvait aussi être un facteur de risques pour les maladies cardio-vasculaires… De plus, selon les auteurs, elle serait aussi un facteur prédictif de décès prématuré. Des conclusions inquiétantes car de plus en plus de personnes vivent seules en France aujourd’hui. Selon un rapport de l’Insee publié en 2017, l’augmentation des ruptures des personnes vivant en couple entre 1999 et 2013 a provoqué une forte hausse — logique — des individus vivants seuls. 

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