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Fait divers

Grand-Est : un homme mordu par une araignée recluse a failli perdre son bras

Mordu début juin par une araignée recluse brune, l’homme de 60 ans résidant près de Nancy (Meurthe-et-Moselle) a failli se faire amputer du bras. Une hospitalisation d’un mois et une greffe ont pu sauver son membre de la nécrose.

Grand-Est : un homme mordu par une araignée recluse a failli perdre son bras Heather Smith/iStock

  • Publié le 05.09.2020 à 14h00
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L'ESSENTIEL
  • Le sexagénaire, résidant en Meurthe-et-Moselle, a été mordu par une recluse brune, une petite araignée au venin toxique originaire du Midwest américain.
  • Quatre opérations et une greffe de chair ont été nécessaire pour sauver sa main et son bras de la nécrose.

C’est le genre d’araignée qui fait frémir les arachnophobes. Originaire du Midwest et du sud profond des États-Unis, la “recluse brune” est une araignée au venin toxique qu’on ne s’attend pas à trouver en France.

Pourtant, c’est bien elle qui a mordu début juin Patrick Genet à son domicile de Saint-Nicolas-de-Port, en Meurthe-et-Moselle, alors qu’il était endormi. À son réveil, l’homme de 60 ans ressent immédiatement dans le bras une douleur insoutenable, “comme si on (lui) brûlait les chairs”, raconte-t-il à L’Est Républicain.

Une greffe de chair nécessaire

La douleur ne s’atteignant pas, Patrick Genet raconte au quotidien régional avoir fini par aller aux urgences. Sur place, les médecins sont inquiets : sa main et son bras, très gonflés, montrent des signes de nécrose et ni le nettoyage des chairs, ni les antibiotiques ne semblent faire effet.

Pour éviter l’amputation du bras, une première opération a lieu. Elle sera suivie de trois autres interventions chirurgicales : une greffe de chairs et de peau extraites sur l’abdomen a été pratiquée a permis à Patrick Genet de conserver son bras. Après un mois d’hospitalisation, le sexagénaire a regagné son domicile.

S’il conserve une cicatrice de plusieurs dizaines de centimètres sur le flanc d’où ont été extraits les tissus, il a heureusement conservé la motricité de sa main. Un suivi sera cependant nécessaire cet hiver pour surveiller la morsure et redonner à sa main sa forme initiale, celle-ci étant encore très gonflée.

Deux autres cas de morsure signalés

Bien connu outre-Atlantique, où on la retrouve de la Floride au Mexique, ainsi qu’au sud-est de l’Ontario (Canada), la recluse brune produit des morsures généralement très douloureuses, surtout si elles ne sont pas traitées rapidement, idéalement dans les 24 heures. Son venin détruit artères et veines et, dans les cas les plus graves, sa morsure peut provoquer la nécrose des tissus touchés et des infections. Six à huit semaines de guérison sont alors nécessaires selon la surface du corps touchée.

Dans de très rares cas, la douleur peut provoquer des vomissements, des nausées, de la fièvre, des paralysies partielles. Les victimes peuvent mourir d'une défaillance circulatoire ou d'une insuffisance rénale.

Selon L’Est Républicain, deux autres cas sérieux de morsure d’araignée recluse ont été enregistrés cet été en Meurthe-et-Moselle.

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