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Coronavirus

Une start-up française recycle les masques chirurgicaux pour faire des visières ou des ouvre-portes

L’entreprise Plaxtil, basée à Châtellerault, s’est lancée depuis la mi-juin dans le recyclage de masques chirurgicaux qu'ils transforment en éléments pour visières et autres ouvre-portes.

Une start-up française recycle les masques chirurgicaux pour faire des visières ou des ouvre-portes Ilona Bann/iStock

  • Publié le 28.08.2020 à 19h30
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L'ESSENTIEL
  • Les masques chirurgicaux sont un véritable fléau puisqu’ils sont composés de microfibres de polypropylène, une matière plastique, qui ne sont pas biodégradables.
  • Les masques sont transformés en plastique qui sont utilisés pour fabriquer divers objets, notamment des produits utiles pour lutter contre le coronavirus.

Avec l’extension de l’obligation du port du masque, la question du recyclage se pose pour lutter contre la pollution des masques jetables. Une start-up française, nommée Plaxtil et basée à Châtellerault dans la Vienne, s’est positionnée et propose depuis la mi-juin de recycler les masques chirurgicaux pour les transformer en plastique.

Des précautions dans le processus

L’idée de cette jeune entreprise est née d’un constat simple. Après le déconfinement, “on a vu arriver les masques et surtout la pollution liée à ces masques, il y en avait partout, dans les rues, dans la nature”, a confié Olivier Civil, le cofondateur de l'entreprise. Ces masques sont un véritable fléau puisqu’ils sont composés de microfibres de polypropylène, une matière plastique, qui ne sont pas biodégradables. La société Plaxtil se revendique “circulaire, écologique et solidaire”. Depuis qu’elle s’est lancée, elle a déjà “recyclé plus de 50 000 masques”, avance Olivier Civil à l’AFP.

Une fois récoltés, les masques sont d’abord mis en quarantaine pendant 4 jours. “Seuls deux jours suffisent normalement, mais nous restons prudents”, précise Olivier Civil. Ces masques passent ensuite au broyeur avant de pénétrer dans un “tunnel ultraviolet” pour assurer une décontamination complète et fiable qui est “reconnue comme étant le meilleur germicide”, assure le codirecteur de la start-up. Pour finir, “on mixe cette matière avec une résine qui lui permettra de devenir une matière dure”, confie Olivier Civil. Le plastique recyclé est ensuite utilisé pour fabriquer divers objets, notamment des produits utiles pour lutter contre le coronavirus comme des visières de protection ou des ouvre-portes.

Contacté par le ministère de l’Économie et des Finances

L’entreprise a fait parler d’elle et est soutenue financièrement par la communauté de l'agglomération du Grand Châtellerault qui se dit “engagée dans la prévention et la réduction des déchets”. Face à l’explosion de ce marché, de nombreux commerces se sont lancés dans la collecte. “On est en train de se demander comment généraliser notre initiative, confie Olivier Civil. Nous avons des demandes de la France entière. Le ministère de l'Économie et des Finances nous a contactés pour voir si nous étions prêts à nous associer pour faire une filière de recyclage de masque.” À partir de début septembre, les produits réalisés à base de masques recyclés seront remis à la mairie pour qu'ils soient distribués gratuitement aux salariés de la collectivité, ou à des associations.

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