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Statistiques

La difficulté de connaître le nombre de morts exact du coronavirus

Dans un rapport, Santé publique France explique pourquoi il est difficile de connaître précisément le nombre de décès dus au coronavirus. 

La difficulté de connaître le nombre de morts exact du coronavirus Tomas Ragina/iStock

  • Publié le 24.07.2020 à 16h00
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L'ESSENTIEL
  • Santé Publique France estime que l’excès de mortalité en lien avec l’épidémie de Covid-19 se situe entre 25 000 et 30 000 décès.
  • Le nombre de décès directement associés à l’épidémie de Covid-19 ne peut être déterminé précisément à cette étape.

Entre le 2 mars et le 31 mai 2020, un peu plus de 175 800 décès ont été comptabilisés en France. Ce nombre est supérieur aux 25 030 morts attendus, estimé à partir des chiffres des années précédentes, soit un excès de pertes de 16,6%.

Santé publique France estime que l’excès de mortalité en lien avec l’épidémie de Covid-19 se situe entre 25 000 (estimés à partir des données d’état civil de l’Insee) et 30 000 (estimés à partir des données SI- VIC et EHPAD/EMS) au sein de l’Hexagone.

Plusieurs conséquences

Malgré ces chiffres, l’agence de santé note dans son nouveau rapport : “Le nombre de décès directement associés à l’épidémie de Covid-19 ne peut être déterminé précisément à cette étape, en l’absence des données exhaustives incluant les causes médicales de décès.”

En effet, la crise sanitaire du coronavirus n’a pas seulement eu des répercussions sur le nombre de morts en France, mais plusieurs conséquences simultanées. On peut ainsi lister :

.    Une hausse de la mortalité directement associée à l’épidémie. 


.    Une hausse de la mortalité associée au contexte de l’épidémie, par exemple consécutive à des retards de prise en charge, aux difficultés de se déplacer, au contexte anxiogène de l’épidémie ou à l’isolement de personnes fragiles et âgées.  


.    Une baisse de la mortalité due aux mesures de gestion de l’épidémie, en particulier au confinement de la population, qui a entraîné une réduction du nombre de décès associés aux déplacements, à certaines activités professionnelles, à la pollution atmosphérique…

.    Une baisse de la mortalité dans les jours qui suivent la période de surmortalité, correspondant à un effet “moisson", régulièrement décrit dans les suites des épisodes de canicule.
La Covid-19 aurait ainsi anticipé le décès des personnes les plus fragiles.

Certification électronique des décès

Pour remédier à ce problème statistique, l’agence de santé publique propose de généraliser l’utilisation de la certification électronique des décès sur l’ensemble du territoire. “La certification électronique des décès permettrait de disposer d’une source unique et pérenne pour la surveillance réactive de la mortalité, quelle que soit la nature de la menace sanitaire (d’origine infectieuse, environnementale, bioterrorisme, accident industriel majeur...) et le lieu de survenue des décès (domicile, Ehpad, établissement hospitalier…)", conclut Santé publique France.  

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