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Coronavirus

Le Covid-19 survit au décès des patients

Cinq jours après la mort, le Covid-19 est toujours présent dans certains organes du patient décédé mais on ne sait pas encore si celui-ci est encore actif.

Le Covid-19 survit au décès des patients KatarzynaBialasiewicz/iStock

  • Publié le 18.05.2020 à 13h30
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Des chercheurs allemands sont parvenus à observer la persistance post mortem chez l’Homme du virus SARS-CoV-2. Ils ont trouvé des traces du virus dans plusieurs organes aussi tard que cinq jours après la mort des patients infectés. Les chercheurs ont publié leurs résultats dans la revue Annals of Internal Medicine.

Le risque infectieux pas démontré

La présence du virus dans le corps des personnes décédées était suspectée après la contamination d’un médecin thaïlandais auprès d’un cadavre. Une suspicion qui devenait de plus en plus concrète après que l'autopsie d'une personne décédée à son domicile, à Garches (Hauts-de-Seine), a confirmé la présence du virus du Covid-19 cinq jours après le décès, comme l’a rapporté Le Parisien. Néanmoins cette présence ne signifie pas que le virus est encore actif dans l’organisme du patient décédé.

L’étude menée par une équipe de chercheurs allemands du centre médical universitaire de Hambourg-Eppendorf a montré que le virus est présent dans différents organes après la mort mais n’apporte pas la preuve d’un risque infectieux. Il s’agit de la première analyse complète réalisée sur les cadavres. Les chercheurs ont mené douze autopsies, ont eu recours à un scanner associé à une analyse fine, dite histologique, des tissus de différents organes ainsi qu'à une évaluation de la charge virale par la technique PCR pour un groupe de patients décédés dont l’âge médian est de 73 ans.

De l’ARN viral chez un patient sur quatre

Les chercheurs ont retrouvé dans les poumons de tous les patients de l'ARN du SARS-CoV-2. Tous ces patients sont morts des suites de la présence de caillots sanguins au niveau de la circulation sanguine pulmonaire, responsable d'embolies pulmonaires. Mais les poumons ne sont pas le seul organe dans lequel les chercheurs ont retrouvé des traces du virus. En effet, le virus a également été identifié au niveau du pharynx de neuf patients tout comme au niveau du foie, du cœur et des reins.

La preuve d’un risque infectieux résultat de la présence du virus dans l’organisme après la mort n’a pas été apportée. La virémie est restée modérée avec des concentrations inférieures à 4 × 104 copies/ml. En outre, les auteurs de l’étude notent qu’ils ont retrouvé chez un patient sur quatre de l’ARN viral au niveau du cerveau et d'une veine de la jambe, dite la saphène interne. D’autres recherches plus poussées doivent être menées afin de déterminer la viralité chez les patients décédés dans ces zones et démontrer le risque infectieux de cette présence.

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