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QUESTION D'ACTU

Hygiène et infections en milieu hospitalier


  • Publié 07.08.2013 à 06h00
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L’hôpital ou la clinique rendent-ils malade ?

Si l’on doit en juger sur les chiffres, la réponse est incontestablement « oui », car près d’un malade sur dix sort avec une infection, donc un microbe, qu’il n’avait pas au moment de rentrer en milieu médical.

Plus grave, ces infections tuent chaque année deux fois plus que les accidents de la route. Alors, l’hôpital plus dangereux que la voiture ?

 

Avant d’essayer de comprendre pourquoi, il faut apporter une précision de poids : on n’entre pas dans une clinique ou un hôpital comme on prend la route du week-end. Il ne faut pas oublier la maladie et les dizaines de milliers de vies sauvées chaque année parmi les millions de Français qui franchissent la porte d’un service hospitalier.

 

Alors pouquoi s’infecte-t-on là où tout est fait pour respecter hygiène et désinfection ?

Et bien, d’abord et toujours parce que la maladie concentre en un lieu les différents microbes dangereux, et que la contamination se fait d’abord par le personnel hospitalier qui, certes, entre dans la chambre avec sa compétence, mais également parfois avec les miasmes du voisin.

 

Mais pourquoi le personnel hospitalier n’est-il pas lui aussi atteint par ces infections ? D’abord, il l’est parfois. Ensuite, parce que plus l’organisme est fatigué, et plus l’infection se propage. Ce qui explique que les plus atteints soient les malades de plus de 65 ans, et surtout, les services de pointe où l’on traite des malades graves. En particulier, en réanimation.

Ensuite, on transporte les microbes par les mains, mais également par les examens qui font entrer dans le corps des sondes, des ballonnets ou des cathéters.

Enfin, la nature qui va malheureusement plus vite que la recherche médicale, a créé des microbes qui sont devenus résistants à la plupart des antibiotiques.

 

La solution ? Pasteur a commencé à l’appliquer, il y a 100 ans.

Et son combat pour les mains propres n’est pas totalement gagné, puisque les recommandations officielles mettent encore aujourd’hui en première ligne le lavage des mains. Encore faut-il appliquer ce que l’on professe. En effet, des observateurs indiscrets, mais malicieux, ont noté qu’à la sortie des toilettes d’un grand congrès médical, seuls 20 % des hommes et 30 % des femmes avaient eu recours au savon pour restituer à leur instrument de travail – la main – la propreté exigée...

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