• CONTACT
Publicité

QUESTION D'ACTU

Avancée médicale

Mal de dos : plusieurs pistes prometteuses pour soigner les disques intervertébraux

En Europe, 70 millions de personnes souffrent de la discopathie dégénérative. Plusieurs études innovantes menées sur la régénération du squelette ou encore la greffe de moelle osseuse, pourraient apporter une solution durable.

Mal de dos : plusieurs pistes prometteuses pour soigner les disques intervertébraux Natali_Mis /iStock

  • Publié le 09.03.2020 à 10h30
  • |
  • |
  • |
  • |


L'ESSENTIEL
  • 95% des sciatiques chez les moins de 55 ans sont liées à une hernie discale
  • Grâce à des cellules souches, on pourrait remplacer les disques intervertébraux abîmés

Les disques intervertébraux sont des structures osseuses situées entre les vertèbres de la colonne vertébrale. Outre le fait qu'ils permettent de la consolider, ils assurent également un meilleur amortissement des chocs et crée une flexibilité entre les vertèbres, laquelle nous permet par exemple de nous pencher. On compte 23 disques intervertébraux dans notre colonne vertébrale : 6 dans le cou (région cervicale), 12 dans le milieu du dos (région thoracique) et 5 dans le bas du dos (région lombaire). 

Le mal de dos, “le mal du siècle”

Plusieurs pathologies sont associées aux disque intervertébraux, dont on distingue 3 formes principales : les cervicalgies, les dorsalgies et les lombalgies. Il existe aussi la sciatique, dont la douleur commence dans le bas du dos et finit dans la jambe. Ces maux peuvent être dus à une arthrose ou encore à une hernie discale, qui se caractériser par l'usure, la déformation ou le déplacement d'un disque.

Selon le CHU de Reims, “il s’agit d’une pathologie très fréquente de l’adulte jeune (30-55ans), 95% des sciatiques dans cette tranche d’âge sont liées à une hernie discale lombaire. En France, environ 30 000 cas sont opérés par an et 120 000 cas sont traités médicalement.” Malgré ces chiffres, la science continue de chercher comment réparer un disque, l'aider à se régénérer ou apaiser les insoutenables douleurs associées à ces pathologies. Plusieurs pistes donnent de l'espoir aux patients. 

La thérapie cellulaire

La thérapie cellulaire, qui consiste selon l'Inserm “à soigner durablement le patient grâce à une injection unique de cellules thérapeutiques”, a été testée en 2019 pour soigner une discopathie dégénérative. L’essai clinique européen baptisé “ReSpine” dirigé par le professeur Christian Jorgensen, directeur de l’Institut de médecine régénératrice et de biothérapie (IRMB) du CHU de Montpellier, a testé l'efficacité d'une seule injection dans le disque intervertébral d'un patient, de cellules souches mésenchymateuses (CSM) provenant de dons de moelle osseuse.

L’objectif de cette thérapie innovante est de réduire la douleur/le handicap rapidement (dans les 3 mois) et durablement (au moins 24 mois). Ce traitement simple serait efficace, non-invasif et facile à mettre en œuvre par les cliniciens dans les hôpitaux”, précisent les chercheurs. Selon le CHU, la discopathie dégénérative affecte 70 millions d'Européens, (42% des patients atteints de lombalgie chronique) et coûte plus de 100 milliards d'euros chaque année. Les résultats seront rendus public d'ici trois à cinq ans.

La bio-ingénierie 

En 2018, des chercheurs américains ont présenté dans Science Translational Medicine la conception d'un nouveau disque intervertébral en bio-ingénierie destiné à remplacer un disque détérioré. Les chercheurs ont voulu combiner les cellules souches des sujets avec des assemblages de biomatériaux en laboratoire pour créer une structure composite destinée à être implantée dans la colonne vertébrale pour servir de disque de remplacement.

Au cours des 15 dernières années, ils ont mis au point un disque de remplacement pour l’ingénierie tissulaire, passant d’expérimentations scientifiques fondamentales in vitro à des transplantations réelles sur de petits animaux, puis sur des animaux plus grands. Des essais sur l'homme sont encore à prévoir. 

La régénération du squelette

En 2015, l'Inserm a également présenté les travaux de l'Unité Inserm 791 “Laboratoire d’ingénierie ostéo articulaire et dentaire” à Nantes, coordonnés par le professeur Jérôme Guicheux. Les chercheurs “ont réussi à transformer des cellules souches adipeuses en cellules qui pourraient être capables de remplacer des disques abimés”, se félicitait l'Inserm. En menant des essais sur le mouton, ils ont montré qu’un implant en polycaprolactone pouvait interagir avec les cellules du disque intervertébral. Si les chercheurs sont loin de savoir régénérer un disque, ils espèrent parvenir à prévenir leur dégénérescence et éviter les récidives de hernie.

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

Publicité

LES MALADIES

J'AI MAL

Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES

Publicité