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Comment les films d'horreur manipulent notre cerveau

Des chercheurs ont découvert ce qu'il se passe dans le cerveau lorsque nous regardons un film d'horreur. 

Comment les films d'horreur manipulent notre cerveau Masta4650/iStock

  • Publié le 04.02.2020 à 19h30
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Nombre d’entre nous sont friands des montées d’adrénaline que leur procurent les montagnes russes, un saut en parachute, les documentaires sur les faits divers ou les films d’horreur.

En 2008, le marché du film d’horreur était en plein boom, rapportait le Figaro, passant de 350 000 passionnés au début des années 2000, à 3 millions. Un amateur sur deux est un garçon âgé de 10 à 25 ans. Une équipe de l'université de Turku (Finlande) a cherché à comprendre ce phénomène.

Le sentiment d’excitation 

Elle a établi un classement des 100 meilleurs films d’horreur du siècle dernier et observé ce que les téléspectateurs ressentaient en les visionnant. Outre les sentiments de peur et d'anxiété qui les font vibrer, c’est principalement le sentiment d’excitation qui motivent les gens à en regarder. Un film d’horreur est également un moyen de sociabiliser, expliquent les chercheurs, ce qu’avait confirmé au Figaro Auguste, 14 ans : “C'est l'ambiance qui compte car on se retrouve entre copains.” 

Les évènements basés sur la psychologie et des faits réels seraient plus effrayants. De même que les amateurs de ces films seraient finalement plus effrayés par des choses invisibles ou implicites que par ce qu'ils peuvent réellement voir. Comment réagit le cerveau à ce type de frayeur ?

Les zones sensorielles stimulées

Pour le savoir, les chercheurs ont fait regarder un film d’horreur à un groupe de volontaires et ont mesuré leur activité neuronale grâce à l'imagerie par résonance magnétique (IRMf). Lorsque l'anxiété augmente lentement, les régions du cerveau impliquées dans les perceptions visuelle et auditive deviennent plus actives, car la nécessité de détecter les signes de menace dans l'environnement devient plus importante. 

Après un sursaut, l'activité cérébrale est plus forte dans les régions qui traitent les émotions, favorisant l'évaluation des menaces et la prise de décision. Ces zones cérébrales communiquent avec les régions sensorielles tout au long du film. “Par conséquent, notre cerveau anticipe et nous prépare continuellement à agir en réponse à une menace, ce qu’exploitent les réalisateurs de films d’horreur afin de stimuler notre excitation”, conclut le chercheur Matthew Hudson.

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