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QUESTION D'ACTU

508 donneurs vivants en 2019

Il y a de moins en moins de greffes de rein avec donneurs vivants

S’il y a eu plus de greffes en 2019 en France que l’année précédente, le nombre de greffes de rein avec donneur vivant est en recul depuis plusieurs années. Un phénomène inquiétant pour les médecins.

Il y a de moins en moins de greffes de rein avec donneurs vivants SvetaZi / istock

  • Publié le 24.01.2020 à 16h30
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Le nombre de greffes de rein avec donneurs vivants est en recul. Une situation préoccupante, selon des médecins et des associations, et alors que les greffes d’organes en général, elles, sont reparties à la hausse en 2019 en France. En effet, après huit années consécutives d’augmentation, les greffes d’organes — tous organes confondus — avaient baissé en 2018. En cause: les greffes de rein, qui sont les plus pratiquées, observaient une baisse de 6% (3 567 greffes en 2018, contre 3 782 en 2017). “Ce qui m’inquiète le plus, c’est la baisse des donneurs vivants”, s’alarme le professeur Olivier Bastien, directeur du prélèvement à l’Agence de la biomédecine, à l’occasion d’une conférence de presse.

De meilleurs résultats avec les donneurs vivants

Pourtant, “les résultats des greffes avec les reins provenant de donneurs vivants sont meilleurs”, précise Olivier Bastien. En moyenne, un greffon rénal dure quinze ans. Avec un donneur vivant, “c’est plus 10%”. La part des greffes réalisées grâce à des donneurs vivants a diminué pour la seconde année consécutive. En 2017 elle était de 611, 541 en 2018 et 508 en 2019. Cette baisse est également observable dans d’autres pays, particulièrement en Norvège et aux Etats-Unis. Cela fait suite à des publications scientifiques, qui identifient un risque extrêmement faible à très long terme d’insuffisance rénale. Un phénomène qui n’est pas observé en France, où les donneurs vivants ont droit à une visite gratuite à vie de suivi médical et de prévention, précise le Olivier Bastien.

Moins de donneurs avec les progrès de la médecine

En général, les greffes tous organes confondus reposent sur des donneurs en état de mort cérébrale. Sauf que leur nombre diminue grâce aux progrès de la médecine. Les accidents vasculaires cérébraux sont notamment mieux soignés. En 2019 en France, ces donneurs étaient 1 729, contre 1 743 en 2018. Exception faite aux Etats-Unis, où la crise des opioïdes fait augmenter le nombre de greffes. Les transplantations cardiaques augmentent car le nombre d’overdoses augmente : 14% des prélèvements sur des personnes en état de mort encéphalique proviennent de décès par opioïdes, relève le professeur Bastien.

7 000 greffes en 2021 ?

En France, l’objectif du plan greffe 3, qui porte sur les années 2017 à 2021, est de dépasser les 7 000 greffes, tous organes confondus. Est-il possible d’y arriver ? “C’est vrai que cela va être difficile”, admet Olivier Bastien. Pour l’association Renaloo, “l’atteinte des objectifs semble désormais improbable”, surtout celui de 1 000 greffes de rein avec donneurs vivants. À noter que cette baisse de donneurs vivants n’est pas liée aux refus de prélèvements d’organes. Ils restent stables depuis plusieurs années (30 à 30,5%).

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