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QUESTION D'ACTU

Maladies neurodégénératives

Alzheimer, Parkinson : les anciens footballeurs professionnels en première ligne

Une étude britannique menée sur d’anciens joueurs de football écossais montre que les footballeurs professionnels présentent un risque trois fois et demi supérieur au reste de la population de mourir d’une maladie neurodégénérative comme Alzheimer et Parkinson.

Alzheimer, Parkinson : les anciens footballeurs professionnels en première ligne DragonImages/iStock

  • Publié 23.10.2019 à 09h00
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  • Mise à jour le 23.10.2019 à 10h30
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Pratiquer le football en tant que professionnel exposerait davantage à l’apparition de certaines maladies neurodégénératives que le reste de la population.

Telle est la conclusion d’une étude présentée lundi 21 octobre à Londres et dont les résultats n’ont pas fini de faire des vagues dans le milieu du ballon rond. Menée sous la direction du neuropathologiste Willie Stewart de l’université de Glasgow à la demande de la fédération anglaise de football (FA), elle montre qu’un footballeur professionnel est particulièrement à risque de développer les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson.

Un risque cinq plus important de développer Alzheimer

Pour parvenir à ce constat, les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de 7 676 footballeurs ayant joué en Ecosse entre 1900 et 1976, qu’ils ont ensuite comparés avec ceux de 23 000 patients exerçant une autre profession.

Il en ressort que les footballeurs professionnels présentent “cinq fois plus de risques de développer la maladie d’Alzheimer, quatre fois plus pour une maladie du neurone moteur et deux fois plus pour Parkinson.”

En revanche, précise l’étude, ils ont un risque moindre de mourir de certaines maladies communes, comme les maladies cardiovasculaires, ou certains cancers, comme celui du poumon. Les travaux dirigés par le Pr Stewart mettent aussi en lumière une sous-mortalité des anciens footballeurs jusqu’à 70 ans, puis une surmortalité par rapport au reste de la population générale.

Les facteurs de risques restent inconnus

Le Dr Stewart a toutefois tenu à nuancer ces résultats. “Même si des efforts doivent être faits pour identifier les facteurs qui contribuent à ce risque accru de maladie neurodégénérative, afin de le réduire, il y a aussi des bénéfices potentiels plus larges liés à la pratique du football qui sont à prendre en compte”, a-t-il déclaré.

La FA s’est aussi exprimée dans un communiqué, rappelant que “l'étude ne détermine pas si ce sont les chocs subis par les footballeurs professionnels, la gestion des commotions, le jeu de tête, le style de jeu (...) ou le mode de vie personnel des joueurs ou d'autres facteurs” qui favorisent le développement de maladies neurodégénératives.

Toutefois, un groupe de conseil médico-sportif indépendant recommande que de nouvelles mesures soient rapidement prises pour mieux traiter les blessures à la tête et que les propositions faites par l’UEFA sur l’introduction de remplacements temporaires en cas de commotions soient appliquées par la fédération anglais de football.

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