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Environnement

L’aspirine protège les poumons de la pollution

Pour la première fois, une étude démontre que les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’aspirine, peuvent atténuer les effets néfastes de la pollution atmosphérique sur les poumons.

L’aspirine protège les poumons de la pollution alex_ugalek / istock

  • Publié 04.10.2019 à 14h00
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De l’aspirine pour lutter contre la pollution ? Une nouvelle étude américaine, publiée dans la revue American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine démontre pour la première fois que les anti-inflammatoires non stéroïdiens pouvaient atténuer les effets néfastes de la pollution atmosphérique sur les poumons.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont recueilli des données auprès de 2 280 vétérans de la région de Boston, âgés en moyenne de 73 ans. Ces derniers ont subi des tests pour évaluer leur fonction pulmonaire. L’équipe scientifique a mis en relation les résultats de ces tests, l’auto-médication d’aspirine et le taux de particules fines dans l’air au cours du mois précédant l’essai. Les chercheurs ont également pris en compte certains facteurs, comme l’état de santé du participant ou sa consommation de tabac.

Les effets de la pollution réduits de moitié

D’après les résultats, la consommation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens a réduit de moitié les effets des particules fines sur les poumons. La plupart des participants avaient pris de l’aspirine. Ainsi, bien que le mécanisme soit inconnu, les chercheurs supposent que ces médicaments atténuent l’inflammation provoquée par la pollution de l’air. Toutefois, ils préconisent d’effectuer d’autres analyses, notamment sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens sans aspirine.

"Nos résultats suggèrent que l’aspirine et d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens pourraient protéger les poumons des flambées de pollution atmosphérique à court terme", déclare Xu Gao, auteur principal de l’étude, et chercheur à l’université de Columbia (New-York). Il poursuit: "Bien sûr, il est toujours important de minimiser notre exposition à la pollution de l’air, qui est liée à une foule d’effets néfastes sur la santé, allant du cancer aux maladies cardiovasculaires."

Protéger l’environnement

Bien évidemment, la première urgence est de réduire les taux de particules fines dans l’air, et particulièrement dans les villes. "Alors que les politiques environnementales ont considérablement progressé en faveur de la réduction de notre exposition globale à la pollution de l’air, même dans les endroits peu pollués, les pics de pollution à court terme sont encore monnaie courante", prévient Andrea Baccarelli, également auteur de l’étude. Il conclut: "Pour cette raison, il est important d’identifier les moyens de minimiser ces dommages".

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