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Congrès de la Société Européenne de Cardiologie

Crise cardiaque : mieux vaut déboucher toutes les artères !

Après une crise cardiaque, déboucher toutes les artères en prévention au lieu de ne s'occuper que de celle responsable de l'infarctus diminuerait les risques de décès, révèlent des chercheurs. 

Crise cardiaque : mieux vaut déboucher toutes les artères ! Adam Calaitzis/iStock

  • Publié 03.09.2019 à 10h30
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L’infarctus correspond à une atteinte du muscle cardiaque. Dans la grande majorité des cas, il est lié à un caillot sanguin qui obstrue une artère coronaire. Quand le flux sanguin est ralenti ou bloqué, le tissu musculaire cardiaque ne reçoit plus assez d’oxygène. Il se nécrose, ce qui a des répercutions très importantes sur le fonctionnement du cœur. Mais alors qu’environ la moitié des patients qui font une crise cardiaque ont plus d’une artère obstruée, les médecins se concentrent toujours sur l’ouverture de la responsable, laissant aux médicaments le soin de s’occuper des autres.

D’après une nouvelle étude parue dimanche 1er septembre dans la New England Journal of Medicine, après une crise cardiaque, dégager toutes les artères avec une endoprothèse réduit les risques de refaire une infarctus du myocarde et d’en mourir de 26%. Ces résultats ont également été présentés au Congrès de la Société Européenne de Cardiologie qui se tient jusqu’au 4 septembre Porte de Versailles à Paris.

Chute du risque de deuxième crise cardiaque ou de décès

Les chercheurs ont analysé les données de 4 041 patients de 130 hôpitaux de 31 pays différents. Ils ont ainsi pu observer que, sur une période médiane de trois ans, les risque de deuxième crise cardiaque ou de décès chutait à 7,8% chez ceux qui avaient subi une revascularisation complète contre 10,5% chez les autres. L’avantage était encore plus important si on tenait compte d’autres événements indésirables comme des douleurs thoraciques intenses nécessitant une nouvelle pose, par exemple.

Enfin, aucune différence n’a été observée quant aux effets secondaires, notent les chercheurs qui rappellent qu’il s’agit de la première étude du genre. "Compte tenu de sa grande taille, de sa portée internationale et de l'accent mis sur les résultats axés sur le patient, l'essai COMPLETE (le nom de l’étude) changera la façon dont les médecins traitent cette maladie et empêcheront des milliers de crises cardiaques récurrentes chaque année dans le monde", se félicite Dr Shamir R. Mehta du Population Health Research Institute (PHRI) de l’Université McMaster (Canada) qui a conduit l’étude.

Des avantages visibles sur le long terme

"Cette étude a clairement démontré qu'il est avantageux à long terme de prévenir les événements cardiaques graves en dégageant toutes les artères. Il n'y a pas eu non plus d'inconvénient majeur à ces procédures supplémentaires", poursuit-il. Et de préciser : "Les avantages sont apparus à long terme et ont été similaires lorsque les interventions supplémentaires ont été effectuées au cours des 45 premiers jours suivant la crise cardiaque".

Chaque année en France, 40 000 à 50 000 personnes décèdent d’un arrêt cardiaque, soit environ 130 par jour. Toutefois, selon une récente étude également présentée lors du Congrès de la société européenne de cardiologie, le recours de plus en plus fréquent à la réanimation cardiorespiratoire aurait permis de sauver plus de vies.  

Concernant les symptômes, ils sont plus caractéristiques chez l’homme. Selon, la Fédération française de cardiologie, "près de la moitié des femmes de moins de 60 ans victimes d’un infarctus du myocarde n’ont pas ressenti les symptômes classiques"Parmi les signes classiques de l’infarctus, on compte une sensation de pesenteur ou de pression dans la poitrine, une douleur irradiant vers la nuque et la mâchoire, le dos et/ou le bras gauche, des sueurs, des nausées et/ou des vomissements, un souffle court ou encore des vertiges et/ou évanouissements.

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