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Corticoïdes

Corticothérapie : un risque plus élevé d’infections

Une corticothérapie par voie orale, utilisée dans le traitement de patients atteints de pseudopolyarthrite rhizomélique ou d’artérite giganto-cellulaire, augmenterait le risque de contracter une infection.

Corticothérapie : un risque plus élevé d’infections Ridofranz/istock

  • Publié 24.06.2019 à 14h00
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Selon une étude publiée dans la revue Canadian Medical Association Journal, traiter des patients atteints de pseudopolyarthrite rhizomélique ou d’artérite giganto-cellulaire par corticothérapie orale augmenterait de façon significative le risque d’infections. L’étude montre également que le risque d’infection augmente avec le niveau de doses prescrites.

Deux maladies inflammatoires

Sur un panel de 40.000 patients adultes atteints de ces deux maladies inflammatoires (vivant en Angleterre, avec un âge moyen de 73 ans), les chercheurs ont observé des risques d’infections plus importants lorsque les patients étaient traités par corticothérapie orale que lorsqu’ils ne l’étaient pas.

Les traitements contenaient du prednisolone, du prednisone, de l’hydrocortisone et de la cortisone. Le risque d’infection augmentait proportionnellement à la dose prescrite et était élevé même avec des doses faibles (moins de 5mg de prednisolone). "Dans les périodes avec traitement, le risque pour les patients de contracter des infections était plus élevé de 50% que lorsqu’il ne leur était rien prescrit, explique le Dr Mar Pujades-Rodriguez de l’Université de Leeds. Les augmentations de risque étaient de 48% pour des infections fongiques et de 70% pour les infections bactériennes."

Favoriser des traitements alternatifs

Plus de la moitié des participants ont contracté une infection pendant l’étude. Les infections les plus fréquentes étaient les infections respiratoires des voies inférieures, la conjonctivite et le zona. Plus d’un quart des patients ont été hospitalisés et 7% sont décédés dans la semaine suivant le diagnostic de leur infection.

"Patients et soignants devraient être conscients de ce risque d’infection et du besoin d’identifier les symptômes rapidement, d’être soigné rapidement, d’être vacciné et de connaître son historique d’infection chronique," conseillent les auteurs de l’étude. Ils insistent également sur le fait que ces résultats sur les conséquences d’un traitement par corticothérapie peuvent être utiles aux pouvoirs publics dans le but d’évaluer des alternatives de traitements aux glucocorticoïdes pour les patients atteints de maladies inflammatoires.

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