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ASCO 2019

Cancer de la prostate : l’enzalutamide augmenterait l'espérance de vie des malades

Chez les patients atteints d'un cancer de la prostate métastatique hormono-sensible, l'enzalutamide permettrait d'augmenter l'espérance de vie. 

Cancer de la prostate : l’enzalutamide augmenterait l'espérance de vie des malades dobok/iStock

  • Publié 04.06.2019 à 11h00
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Avec 1,6 millions de cas diagnostiqués en 2015, le cancer de la prostate est le plus fréquent chez les hommes à travers le monde. Malgré l’amélioration des soins d’années en années, la maladie récidive dans environ un tiers des cas. Mais récemment, une équipe de chercheurs a découvert que l’enzalutamide, un inhibiteur oral des récepteurs aux androgènes, pourrait grandement améliorer les chances de survie des malades. Leur étude, parue dans la revue New England of Medicine, a été présentée au congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) à Chicago.

+ 33% de chances de survie

L’essai, nommée ENZAMET, a comporté trois phases et inclus 83 instituts de recherches différents à travers le monde. Au total, 1 125 malades ont été suivis pendant une durée moyenne de 34 mois. Les scientifiques ont alors découvert que chez les participants ayant reçu une suppression de testostérone (considérée comme l’une des causes du cancer de la prostate), 80% de ceux qui avaient reçu de l’enzalutamide étaient encore vivants trois ans plus tard contre 72% chez ceux qui avaient été traités de façon classique. A terme, les chercheurs ont noté un taux d'amélioration de 60% et plus 33% de chances de survie, soit des résultats "beaucoup plus importants qu’attendus".

"Ces découvertes offrent une nouvelle option efficace pour traiter le cancer de la prostate métastatique hormono-sensible", se félicitent les chercheurs. "Ajouter de l’enzalutamide à la suppression de testostérone chez les hommes souffrant d’un cancer de la prostate métastatique hormono-sensible peut donner un meilleur contrôle du cancer et une chance de survie plus longue (…). C’est vrai pour les patients à un stade très avancé, avec des multiples métastases des os ou du foie, comme pour les hommes diagnostiqués de façon plus précoce. La nouvelle option de traitement est surtout valable pour ceux qui ne peuvent pas tolérer la chimio et ne sont pas à un stade dramatique du cancer", expliquent-ils.

Plus de 50 000 cancers de la prostate diagnostiqués chaque année en France

Rappelons toutefois que le cancer de la prostate se situe parmi les localisations cancéreuses ayant un bon pronostic. La survie nette à cinq ans est de 94% tous stades confondus. Heureusement quand on sait qu’en France, plus de 50 000 cas sont diagnostiqués chaque année, ce qui en fait le cancer le plus fréquent chez l’homme devant ceux du poumon (27 500 cas) et colorectal (21 500 cas).

Plusieurs solutions s’offrent alors au malade : la surveillance active, recommandée si le cancer est petit et peu agressif, les traitements curatifs (la chirurgie "classique", la chirurgie laparoscopique, le traitement par radiothérapie ou par ultrasons), ou les traitements palliatifs. Comme décrit dans l’étude, l'hormonothérapie est le principal traitement palliatif des cancers de la prostate. Elle est parfois toutefois utilisée de façon temporaire dans le cadre d’un traitement curatif, en plus d’une chirurgie ou d’une radiothérapie.  

Un homme sur sept aura un cancer de la prostate au cours de sa vie. Aussi, dès l’âge de 45 ans, n’hésitez pas à aborder les problématiques liées à la prostate avec votre médecin, surtout si vous avez déjà eu des cas dans votre famille.

 

 

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