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QUESTION D'ACTU

Le numérique dans la santé

Lutter contre les addictions grâce à la e-santé sera bientôt possible

Alors que le nombre de personnes addictes augmente en France, le gouvernement recommande de lutter contre les addictions grâce à la e-santé. Dans certaines communes françaises, des expérimentations sont déjà en cours.

Lutter contre les addictions grâce à la e-santé sera bientôt possible demaerre / istock

  • Publié 14.05.2019 à 16h45
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Le nombre de Français "accros" est de plus en plus élevé. Ainsi, ils sont environ 13 millions à fumer quotidiennement, 5 millions à boire tous les jours de l’alcool, et 700 000 à être accro au cannabis. Mais les déserts médicaux s’accroissent toujours en France. Comment lutter contre toutes ces addictions en augmentation, si le nombre de médecins diminue ?

La solution pourrait être l’e-Santé. En effet, ce mardi 14 mai, un rapport nommé Addictions : la révolution de l’e-Santé a été remis à la MILDECA, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives. Celui-ci souligne que la santé en ligne pourrait améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge des addictions. En effet, la e-santé est déjà expérimentée sous diverses formes en France, comme à Bordeaux ou Villejuif, avec de bons résultats.

80% des addicts ne trouvent pas de traitement

Mais qu’entend-on par e-santé précisément ? Il s’agirait de lancer des applications, voire même de se servir de la réalité virtuelle pour aider les patients à prendre en charge leur addiction. Car, comme le souligne le rapport, il y a aujourd’hui un vrai manque dans ce domaine : "Il y a un fossé entre les personnes qui souffrent d’addictions et celles qui sont réellement traitées. […] 80% des gens qui souffrent d’addictions ne trouvent pas de traitement quand ils en ont besoin", explique Michel Reynaud, à l’origine de ce rapport, président du Fonds Actions Addictions, à BFM TV. 

La raison de ce manque de moyens ? Selon le rapport, il est difficile pour les malades d’oser parler, les structures hospitalières sont insuffisantes, et "les médecins généralistes mal à l’aise avec ce type de patients", précise l’auteur du rapport. Pour faire face à cela, le rapport indique que le web peut être la clé : 88% des Français ont accès à Internet. Le smartphone devrait même être privilégié, puisque 73% des Français en possédaient un en 2017.

Développer des applications et des plateformes communautaires

Comme cela existe déjà dans d’autres pays, le gouvernement prévoit donc de développer des plateformes communautaires (où les visiteurs peuvent échanger leurs expériences) et des applications qui aident les patients à lutter contre leurs addictions. Par exemple en Angleterre, le site de l’organisation caritative Drinkaware a été visité 10 millions de fois en 2016 par des visiteurs uniques, dont 28% ont rempli le questionnaire permettant s’autoévaluer.

Mais d’autres approches existent pour garantir un meilleur suivi : la réalité virtuelle est l’une d’entre elles. L’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) l’expérimente depuis trois ans. Le principe ? Le patient, grâce au masque de réalité virtuelle, est projeté pendant plusieurs minutes dans une situation propice à son addiction : un casino avec machines à sous par exemple, ou un joint sur une table, ou encore des bouteilles d’alcool, comme l’explique le Parisien. Il s’agit ici de déclencher le "craving" (c’est-à-dire l’envie irrépressible de consommer). Ainsi, le patient apprendrait mieux à le gérer. On verra dans quelques années si les résultats sont concluants.

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